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Avec ou sans Score, l’Etat devra payer davantage

«Le projet de réforme Score coûtera 60 millions de plus par an», selon François Longchamp, président du Conseil d’Etat.

François Longchamp a fait du surcoût de Score un argument contre les revendications syndicales. Or la réalité est plus complexe.
François Longchamp a fait du surcoût de Score un argument contre les revendications syndicales. Or la réalité est plus complexe.
Georges Cabrera

Vrai, mais… Il est indéniable que la réforme du système d’évaluation et de rémunération de l’Etat (Score) proposée par l’Exécutif cantonal coûtera un peu plus cher que le système actuel. Mais cette comparaison est toutefois boiteuse. Car elle présuppose qu’en l’absence de Score, rien ne bougerait. Ce qui semble difficile.

Lors de la présentation du projet de loi, le 11 octobre, François Longchamp avait fait de ce surcoût une preuve de la bonne foi du Conseil d’Etat vis-à-vis des collaborateurs de l’Etat. «Comment le Cartel peut-il parler de déclaration de guerre pour un projet qui va coûter 60 millions de francs supplémentaires par an?» s’est-il interrogé devant les médias. Pour être précis, ces 60 millions représentent le surcoût maximal, qui sera atteint après six ans. Il décroîtra ensuite pour atteindre un montant de 40 millions.

Le hic, c’est que depuis le lancement du projet Score, en 2010, toutes les demandes de revalorisation collective des métiers ont été gelées. C’est le cas des professions de la santé et du social, qui regroupent plus de 7000 personnes et sont notablement sous-évaluées. Or, en cas d’abandon de Score, il serait nécessaire de débloquer ces mises à niveau.

«Selon les classes accordées, le coût pourrait être estimé à plusieurs dizaines de millions de francs», reconnaît du reste le Conseil d’Etat dans l’exposé des motifs de son projet de loi. Le montant est vague, mais de dimension suffisante pour laisser supposer que la différence avec le surcoût de Score serait au mieux minime.

Le Conseil d’Etat ne le cache pas: «Si la réforme du système constitue un investissement majeur pour «l’entreprise Etat», son coût financier immédiat est moindre et, dans la durée, elle sera moins onéreuse que l’actuel système», écrit-il en appui de son projet de loi.

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