«Pour sauver la nature, la confiance ne suffit pas»

Votations fédéralesLes partisans genevois de l’initiative verte «Pour une économie durable» entrent en lice.

Delphine Klopfenstein, co-secrétaire générale des Verts Image: Pascal Frautschi

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«Pour sauver l’environnement, la confiance envers les entreprises ne suffit pas.» C’est ainsi que le président du PDC Bertrand Buchs explique le soutien de son parti à l’initiative «Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources», un texte déposé par les Verts. Jeudi matin, son parti, accompagné des Verts, du WWF et du Groupement des entrepreneurs et indépendants progressistes a réuni la presse pour le présenter. Les citoyens sont appelés à voter le sur l’initiative le 25 septembre.

Elle demande que «la Confédération, les cantons et les communes s’engagent à mettre en place une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources» d’ici 2050. Alors que le parlement fédéral a refusé l’initiative, y compris le PDC, l’analyse de sa section locale est différente: «Nous ne partageons pas l’analyse de ceux qui craignent une perte de compétitivité», avance Bertrand Buchs. «Au contraire, l’économie verte est un formidable vecteur de développement, qui augmente de 8 à 10% par an.»

C’est l’avis du Groupement des entrepreneurs progressistes, dont la coprésidente, Helena de Freitas, ne comprend pas les réticences de la Fédération des entreprises romandes «pourtant favorable au développement durable», ou d’Economie suisse, «qui rate une occasion importante pour l’économie». Ne craint-elle pas de voir les entreprises étouffer sous les règlements? «Au parlement, qui devra appliquer le principe constitutionnel, de proposer des lois applicables.» Les coûts? Quels coûts? Sylvia Leuenberger, présidente du WWF, secoue la tête: «Combien coûtera la destruction de l’environnement à l’économie", questionne-t-elle. Elle ajoute qu’il serait temps que les nombreux labels verts existants soient relayés par la loi.

Delphine Klopfensein, co-secrétaire générale des Verts, développe un autre aspect: «Aujourd’hui, une bonne partie de la lutte contre le gaspillage retombe sur les consommateurs. Le suremballage ou le refus de l’obsolescence programmée devraient aussi être une responsabilité des entreprises. Les gains induits seront importants pour elles et permettront le développement d’emplois locaux et pérennes», assure-t-elle. (TDG)

Créé: 18.08.2016, 15h22

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