La santé globale de demain sera digitale

MédecinePlus de 100 innovations digitales sont présentées au Geneva Health Forum. L’objectif: améliorer l’accès aux soins à l’échelle de la planète.

Plus de 100 innovations digitales sont présentées au Geneva Health Forum. L’objectif: améliorer l’accès aux soins à l’échelle de la planète.

Plus de 100 innovations digitales sont présentées au Geneva Health Forum. L’objectif: améliorer l’accès aux soins à l’échelle de la planète. Image: Steeve Iuncker Gomez

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En quoi les nouvelles technologies peuvent-elles améliorer la santé de la planète? Pendant deux jours, le Geneva Health Forum présente à Varembé plus de 100 nouveautés dans le domaine de la santé globale de précision. Ces initiatives sont nées d’interactions entre les sciences de la vie, les sciences digitales (intelligence artificielle, big data, blockchain) et les sciences humaines et sociales.

«L’apport de ces dernières est indispensable», souligne le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève et coprésident du Forum. Il cite la surveillance de la grippe. «On a cru qu’il suffisait de recenser les occurrences du mot «grippe» sur Google pour localiser l’épidémie. Cela ne marche pas ainsi. On peut taper «grippe» pour mille raisons qui n’ont rien à avoir avec le fait d’être malade: on a lu un article sur le sujet, vu une émission à la télé, etc. L’analyse des comportements humains est nécessaire pour utiliser ces outils à bon escient.»

A Varembé, plus de 1500 personnes se rencontrent. Les représentants des organisations internationales côtoient des universitaires, les politiques découvrent des innovations prometteuses de start-up et d’industriels. Des exemples? Ici, une montre-bracelet permet de réaliser un électrocardiogramme. Là, un échographe de poche, localisé dans la sonde, réalise des échographies. Elles sont analysées à distance sur l’écran d’un petit ipad. Le geste doit être fait par un assistant médical. «Mais à l’avenir, on peut imaginer qu’un patient chronique formé «s’échographie» seul», espère le professeur Antoine Geissbühler, coprésident du Forum et chef de la cybersanté aux HUG.

Plus loin, on découvre un stérilisateur, pas plus grand qu’une valise, grâce auquel on peut stériliser des instruments en produisant de l’ozone et en utilisant 5 ml d’eau, mille fois moins qu’un autoclave traditionnel.

Vaccins largués par drone

Avec le «wounddesk», on peut prendre des plaies en photo par smartphone, les envoyer à un spécialiste et suivre leur évolution dans le temps. A plus large échelle, des drones permettent déjà d’acheminer des produits de santé pour lesquels il est impératif de préserver la chaîne du froid (comme les vaccins) dans des endroits reculés. «Au Rwanda, un programme de drones sanitaires couvre la quasi-totalité du territoire. Cela marche bien. Deux minutes avant d’arriver, le drone envoie un sms à l’officier de santé chargé de le récupérer. Il largue le colis par parachute et repart à sa base de lancement. Chargés par énergie solaire, ces drones représentent un modèle économique intéressant par rapport à l’acheminement par voie terrestre qui n’est pas toujours faisable», précise Antoine Flahault.

La santé globale peut aussi s’améliorer en apprenant de ses échecs. Par exemple, beaucoup de progrès restent à faire dans la prédiction des épidémies: «Ni l’OMS, ni les centres de surveillance américains n’ont réussi à prédire l’évolution d’Ebola - ne parlons pas de son déclenchement. Pour Zika, ce n’était pas brillant non plus. On est soit trop alarmiste soit en retard. Avec un impact sur toute la société: les écoles ferment, le sida et la tuberculose ne sont plus pris en charge… L’intelligence artificielle peut nous aider à nous améliorer», espère Antoine Flahault. (TDG)

Créé: 10.04.2018, 18h26

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