La santé et l’éducation à l’honneur lors du Dies academicus

UniversitéLors de sa fête annuelle, l’Université de Genève affirme sa volonté d’ouverture à la cité.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L’Université de Genève réaffirme sa volonté d’ouverture sur la cité et la nécessité de regarder au-delà des frontières. Le Dies academicus, célébré ce matin à Uni-Dufour, était placé sous le thème de la globalisation et des droits humains. Le recteur Jean-Dominique Vassalli a rappelé le lancement, il y a quelques semaines, du nouvel Institut d’études globales (Global Studies Institute). Rassemblant des compétences jusqu’alors dispersées dans les facultés, cet institut a pour ambition de renforcer « la place de Genève comme lieu de recherche et de réflexion sur les nouvelles formes de gouvernance qui émergent dans le monde».

« Lieu de la réflexion, notre institution doit également devenir le lieu de l’action», a ajouté le recteur, rappelant que les responsabilités des universitaires ne se limitent pas au cénacle académique. Un bon exemple de cette implication sur le terrain se retrouve dans la Law Clinic créée par la Faculté de droit et centrée sur les droits des personnes vulnérables. Plusieurs étudiants de master ont ainsi travaillé sur les droits des Roms à Genève, allant à la rencontre de cette population sur la plaine de Plainpalais et rédigeant une brochure pour l’informer de ses droits. Les prochaines Law Clinic envisageront d’autres problématiques, comme les droits face à la police ou les droits des femmes migrantes.

Pour la première fois, l’Université a remis cette année une « Médaille de l’innovation » : Daphne Koller est distinguée pour son action en faveur de l’éducation en ligne. Cette professeure à l’Université Stanford en Californie a suivi un parcours brillant – elle était universitaire à treize ans ! – avant de créer la plateforme Coursera, qui propose sur Internet des cours gratuits conçus par environ 80 universités du monde entier. Quatre autre personnalités reçoivent un doctorat honoris causa : Julio Frenk, ancien ministre de la Santé du Mexique et actuel doyen de la Harvard School of Public Health, pour son action en faveur d’un accès aux soins pour tous ; le linguiste Tullio de Mauro, traducteur de Ferdinand de Saussure ; l’historien médiéval André Vauchez, spécialiste de la sainteté en Occident ; et Olga Cosmidou, directrice de l’interprétation et des conférences du Parlement européen. L’ancienne présidente de la Confédération Ruth Dreifuss se voit attribuer la Médaille de l’Université. Le prix Latsis est remis à Fokko Beekhof et le prix Nessim-Habif va au médecin Claes Wollheim.

Créé: 11.10.2013, 19h02

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les Genevois se ruent sur les masques
Plus...