Sanctionné par le Conseil d'Etat, Rémy Pagani fera recours

TPGLe conseiller administratif d'Ensemble à Gauche affirme lutter pour les communes en butte au «mépris du canton».

Le conseiller administratif d'Ensemble à gauche Rémy Pagani (archives)

Le conseiller administratif d'Ensemble à gauche Rémy Pagani (archives) Image: Lucien Fortunati

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Rien ne passe. Ni la sanction, ni la date de la sanction, ni l'attitude de celui qui l'a infligée. Puni fin décembre par le Conseil d'Etat (lire nos éditions du 23 décembre 2014) suite à une participation jugée intempestive à une réunion du conseil d'administration des TPG fin 2012, le conseiller administratif d'Ensemble à Gauche Rémy Pagani ne s'avoue pas vaincu. «Il fera recours auprès de la Chambre administrative de justice», annonce son avocat Me Christian Bruchez.

Pour l'élu, qui a tenu une conférence de presse lundi matin, la sanction d'abord n'est pas acceptable. «On me punit pour avoir protesté contre une loi ad personam qui m'expulsait sans raison du conseil d'administration des TPG», explique-t-il. «J'avais fait recours contre cette décision et j'étais donc en droit de participer à la réunion. Je n'accepte pas une sanction qui vise à restreindre ma marge de manœuvre politique et qui a été communiquée de manière cavalière par le Conseil d'Etat à la fin de l'année. »

Selon EAG, le combat de leur magistrat dépasse la personne de Rémy Pagani. Non seulement, ce magistrat de gauche incarnerait «la résistance à certaines politiques du canton», qui n'aurait jamais accepté son échec à modifier la réforme de la composition des conseils d'administration des entreprises publiques. mais au-delà «le canton s'efforce aussi de mettre aux pas les communes alors qu'il s'apprête à négocier avec elles une redistribution des tâches», avance le permanent de Solidarités Pablo Cruchon. EAG annonce avoir écrit à tous les magistrats des communes pour réclamer leur soutien.

La polémique opposant le magistrat de la Ville au canton dure depuis novembre 2012. Elle a donné lieu à six décisions de Justice, défavorables à l'élu. Mais cet automne, le Parlement corrigeait toutefois la loi qui avait exclu le conseiller administratif du conseil d'administration des TPG. Celui-ci entend reprendre son poste dès que possible. Depuis 2012, la lutte contre la procédure disciplinaire a coûté 25 000 francs à Rémy Pagani qui affirme la payer de sa poche. (TDG)

Créé: 05.01.2015, 15h58

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