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Salaire minimum: garantie de dignité ou désastre économique?

Le 18 mai, le peuple suisse dira s'il accepte d'instaurer une rémunération plancher mensuelle de 4000 francs pour tous les travailleurs. Alessandro Pelizzari, président de la Communauté genevoise d’action syndicale, croisera le fer avec Stéphanie Ruegsegger, secrétaire permanente de l'Union des associations patronales genevoises, ce jeudi à 12h30 au Café des Savoises

Le 18 février dernier, des militants du syndicat UNIA manifestaient pour un salaire minimum de 4000 francs par mois sur la rotonde du Mont-Blanc à Genève.
Le 18 février dernier, des militants du syndicat UNIA manifestaient pour un salaire minimum de 4000 francs par mois sur la rotonde du Mont-Blanc à Genève.
Keystone

En Suisse, 330'000 personnes travaillent pour un salaire inférieur à 4000 francs par mois, soit 9% de la population active. Un tiers de ces employés est pourtant au bénéfice d'une formation certifiée. Une situation qui émeut depuis longtemps les opinions de gauche.

Sous l'égide de L'Union syndicale suisse (USS), une initiative a donc été lancée visant à ancrer dans la Constitution un revenu minimum de 22 francs de l'heure, correspondant à 4000 francs par mois pour 42 heures hebdomadaires. Car pour les défenseurs du texte - syndicats, PS et Verts -, il est inacceptable qu'un salariés à 100% doive être soutenu par l'Etat pour joindre les deux bouts.

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