Passer au contenu principal

«Saint-Jean, c’était une agression gratuite. Dites-le!»

Au premier jour de son procès, l’un des deux accusés s’est fait remettre à l’ordre par son propre avocat. Récit d’audience.

Deux auteurs de l’agression sur le banc des accusés. La première journée d’audition s’est concentrée sur celui dépeint comme le «leader».
Deux auteurs de l’agression sur le banc des accusés. La première journée d’audition s’est concentrée sur celui dépeint comme le «leader».
Patrick Tondeux

Il savait sans doute qu’il passerait un moment difficile. Mais avait-il imaginé que son propre avocat le remettrait à l’ordre ainsi? «Ces coups, c’était quoi? C’était gratuit? Dites-le, maintenant! Soyez clair, concis et parlez fort.» Grondé, comme un gamin.

À 20 ans, l’homme rabroué présente un visage juvénile posé sur un corps de lutteur. Il mesure 1,95 m, pèse 110 kilos et ne termine pas ses phrases. Et pourtant, on attend de lui qu’il explique les raisons de l’agression violente de deux trentenaires, une nuit de janvier 2017, sur les voies couvertes de Saint-Jean. D’où la colère de son avocat, Me Guerric Canonica, face aux propos peu convaincants de son client.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.