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La saga des arbres de Plainpalais se poursuit

Le crédit demandé lundi par Rémy Pagani pour remplacer les spécimens abattus sera examiné en commission.

Des arbres en cours d'abattage sur la plaine de Plainpalais, en octobre 2016.
Des arbres en cours d'abattage sur la plaine de Plainpalais, en octobre 2016.
Laurent Guiraud (archives)

Ultime round. Lundi soir se tenait la dernière séance du Conseil municipal de la Ville de Genève avant la pause estivale. A cette occasion, le conseiller administratif chargé des Constructions et de l’Aménagement, Rémy Pagani (EàG), a déposé une demande de crédit de 2,35 millions de francs. L’objectif: remplacer les arbres abattus à l’automne 2016 sur la plaine de Plainpalais.

Alors que ce point épineux arrive sur la table, les esprits s’échauffent. Sans que le débat n’ait lieu. En effet, peu avant 22 h, le Délibératif vote le renvoi de cette proposition en Commission des travaux et constructions (par 46 oui contre 27 non). Au grand dam du conseiller municipal MCG Daniel Sormanni, mécontent de ne pouvoir s’exprimer sur le sujet.

Pour rappel: le 8 septembre 2016, le premier feuillu à tomber est un marronnier. Il chute côté avenue du Mail. Une expertise est lancée. Il en résulte que onze arbres présentent «un risque de rupture». Ils sont abattus dès le lendemain ainsi que cinq arbres endommagés par la chute du marronnier.

Le bureau d’expertise, répondant au nom des Artisans de l’arbre, poursuit ses sondages au résistographe et met en évidence les risques pour 34 spécimens supplémentaires. Aux motifs suivants: «arbres moribonds, pourriture racinaire, asphyxie racinaire et vigueur faible». Au final, ce sont donc 50 arbres qui sont abattus.

Or, comme le rappelle la proposition émise par le Conseil administratif, «l’autorisation délivrée par la Direction générale de l’agriculture et de la nature pour l’abattage sanitaire des arbres précise comme condition une replantation des 34 arbres sur le site selon le projet et aux emplacements actuels».

Dans nos colonnes, au début de février, le conseiller administratif annonçait: «Il faut que je bouche les trous et je n’ai pas les sous.» Arguant à l’époque déjà que l’enveloppe de 8 millions accordée par le peuple pour le réaménagement de la plaine n’incluait pas cet aléa naturel. La commission étudiera la question.

Plus tôt dans la soirée, Rémy Pagani se faisait épingler par François Baertschi. Le conseiller municipal MCG ne goûte visiblement pas le concept choisi par le nouveau maire pour le 1er Août. En l’occurrence: célébrer en même temps la fête nationale suisse et celle du Bénin. L’élu MCG dénonce «un abus total» ou encore «une atteinte très forte à une tradition», accusant Rémy Pagani de «ne pas reconnaître la valeur du 1er Août suisse».

Le maire rétorque: «J’ai un autre regard sur le 1er Août et sur le monde. Je considère que nous sommes tous les habitants de la même planète.» Il ne compte pas modifier d’un iota le programme.

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