Des Romands pour contrer l’initiative UDC

VotationsLa proposition dite «Pour l’autodétermination» serait «anti-droits humains».

Carlo Sommaruga, conseiller national PS.

Carlo Sommaruga, conseiller national PS. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ

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L’initiative de l’UDC «Le droit suisse au lieu de juges étrangers», dite «Pour l’autodétermination», a été renommée par le comité romand fraîchement formé qui s’y oppose. Ses membres invitent la population à dire non le 25 novembre, dans les urnes, à un texte «anti-droits humains». Pour rappel, le parti agrarien exige la primauté du droit suisse sur le droit international, avec pour but de défendre la démocratie directe.

Le Comité romand, composé de milieux associatifs, d’organisations non gouvernementales ainsi que de partis de gauche et de centre droit, estime qu’il s’agit «d’une violente attaque contre nos libertés fondamentales, les droits humains et la démocratie, aux répercussions dangereuses pour chacune et chacun». Pour ses membres, l’initiative équivaut à une tentative d’affaiblissement de la protection des droits des enfants, des femmes et des personnes âgées, des travailleurs comme des journalistes, des personnes en situation de handicap, des consommateurs, des adeptes d’une religion ou des athées, des membres de la communauté LGBT et de bien d’autres encore.

Garantie des droits fondamentaux

Carlo Sommaruga, conseiller national PS, insiste sur le fait que «la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est garante des droits fondamentaux aussi en Suisse. Sa jurisprudence a fait avancer les droits des femmes, des LGBT, des travailleurs, des migrants, des accusés, comme des minorités.»

L’initiative UDC, à laquelle le Conseil fédéral et le Parlement sont opposés, serait par ailleurs de nature «à restreindre drastiquement les droits de l’ensemble de la population suisse». Selon Giorgio Malinverni, ancien juge suisse à la CEDH, «le titre de l’initiative est trompeur. La Suisse a décidé librement de ratifier la CEDH en 1974. Si par malheur l’initiative était acceptée, les personnes habitant notre pays ne bénéficieraient plus d’aucune protection internationale.»

Obligations internationales réciproques

Quant à Alia Chaker Mangeat, conseillère municipale PDC en Ville de Genève, elle souligne que «cette initiative mal ficelée est aussi bien mal nommée. En effet, conclure des traités de droit international et se soumettre à des obligations internationales réciproques n’est pas restreindre la souveraineté nationale mais exercer celle-ci! Son acceptation nuirait fortement à la protection internationale des droits de l’homme et affaiblirait considérablement la place économique suisse.» (TDG)

Créé: 06.07.2018, 11h55

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