Le roi des cimetières se visite comme un musée

PlainpalaisGeorges Haldas va bientôt reposer à Plainpalais parmi les célébrités. Visite guidée du lieu

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

On a parfois tendance à l’oublier, tellement il ressemble à un parc. Mais le cimetière de Plainpalais, plus connu sous le nom de cimetière des Rois, demeure aujourd’hui encore un lieu où l’on enterre les morts. Les morts illustres, s’entend. Car le simple quidam n’a aucune chance d’y entrer. Il faut au moins avoir l’envergure d’un Georges Haldas. Les cendres de l’écrivain genevois vont être transférées d’ici l’été dans le panthéon de la République. Ainsi en a décidé le Conseil administratif, seul à pouvoir attribuer cet ultime honneur.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Et de loin: à sa création en 1482, le cimetière sert de dernière demeure aux… malades de la peste. Entourant l’hôpital des pestiférés, il est situé loin, bien loin des murs de la cité. Pour éviter le risque de contagion, bien sûr. «A l’époque, on se trouve là dans une zone assez insalubre, en rase campagne, entre marécages, jardins et pâturages», raconte Natalie Rilliet, coauteur du livre Histoire et guide des cimetières genevois .

Les choses changent avec l’arrivée au pouvoir de Jean Calvin. «Le réformateur souhaite mettre fin au culte rendu aux morts», précise Daniel Vulliamy, guide du patrimoine qui organise des visites du lieu. Comment faire? Il suffit de fermer les cimetières entourant les églises paroissiales et d’enterrer les défunts à l’extérieur des fortifications. Effectuant au passage un geste salutaire en matière de salubrité et d’hygiène. Dès lors, le cimetière de Plainpalais prend du grade. Il devient le cimetière officiel de la ville.

Développement dans nos éditions payantes du 6 mars 2014

(TDG)

Créé: 06.03.2014, 08h02

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Brexit: Theresa May à Bruxelles
Plus...