Dans la roda, toucher du doigt la magie de la capoeira

EvénementOrganisée par l'instructeur genevois Malhado, la 10e fête de la capoeira s’est tenue ce week-end à Onex.

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C’est guidé par la musique que l’on entre dans la salle où se déroule la dixième fête de la capoeira, cet art martial brésilien. Dans le gymnase de l’école d’Onex-Parc, le rythme des percussions formant la bateria accompagné par le chant et la foule tapant des mains résonne. A la grisaille de ce dimanche matin succède l’ambiance caliente ou plutôt «quente» de cet événement.

Au centre de la roda -le cercle formé par la capoieristes et le public- les joueurs se livrent à un corps-à-corps mi guerrier, mi dansant. Vêtus de blancs, un cordon coloré à la taille, les capoieristes confirmés enchaînent les roues, les coups de pied et les saltos dans un ballet sensuel et millimétré. Au micro, on retrouve l’instructeur genevois Jefferson Felix Pereira da Costa, plus connu sous le nom de Malhado. «Il y a dix ans que nous avons commencé cette histoire», lance-t-il. Pour cet anniversaire, qui se tient sur trois jours, il a fait venir des capoieristes d’Allemagne, d’Espagne, de New York ou du Brésil, tel maître Sabiá, fondateur de l’école Ginga Mundo.

Baptêmes des écoliers

Pour l’heure, ce sont les enfants les vedettes. Parmi eux, Alma, 4 ans. Serre-tête rose sur la tête, elle «joue» avec l’un des instructeurs avant de se voir remettre un cordon blanc aux pompons jaunes, symbole de son entrée dans le monde de la capoeira. Idem pour Jonathan, Guillaume et des dizaines d’autres écoliers qui passent leur baptême. Emus, les parents tendent leurs smartphones afin d’immortaliser la scène. «Pour le moment, il fait de petites figures, c’est le début», commente Marylène D’Amico, la mère de Jonathan, 5 ans et demi.

Du haut de ses 8 ans, Léa, alias Dorada, de son nom de capoieriste, semble à l’aise dans ce pas de deux. «On ne combat pas contre quelqu’un, on joue avec, explique sa maman, Magali Delmenico. C’est ce qui est sympa avec la capoeira.» Même son de cloche chez le couple de Tassigny. «C’est un beau sport, qui véhicule de belles valeurs!» s’enthousiasme Thibaut. Son épouse Fanny renchérit: «En tant qu’enseignante, je vois les pressions qui pèsent sur les enfants, notamment en classe. Dans la capoeira, au contraire, il n’y a pas d’esprit de compétition.»

«Ça rend heureux»

Tel est en effet la philosophie. Comme le souligne David, alias Gavião, adulte pratiquant: «L’idée n’est pas de prendre le pouvoir mais de travailler en équipe afin de créer l’harmonie dans le jeu.» Tandis que le berimbau, instrument clé de la bateria accompagne inlassablement la suite des jeux, on quitte la salle le sourire aux lèvres et une odeur de feijoada dans les narines. D'où la conclusion de Fanny de Tassigny: «La capoeira, ça rend heureux.» Tout simplement.

Créé: 04.06.2017, 18h07

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