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Robert Cramer jette l’éponge

Tout comme la socialiste Liliane Maury Pasquier, le Vert Robert Cramer ne briguera pas un quatrième mandat en octobre 2019.

Robert Cramer ne briguera pas un quatrième mandat au Conseil des Etat en octobre 2019.
Robert Cramer ne briguera pas un quatrième mandat au Conseil des Etat en octobre 2019.
Keystone

Après avoir longtemps maintenu le suspense, Robert Cramer a officialisé mardi en fin d’après-midi sa décision. «Je ne serai pas candidat pour un nouveau mandat au Conseil des États, a-t-il annoncé dans la newsletter des Verts genevois. Cette décision n’est pas récente, j’en avais fait part au début de l’été à la présidence du parti.»

Si l’information a un peu tardé à être rendue publique, c’est notamment pour laisser la préséance à Liliane Maury Pasquier, explique encore le conseiller aux États. Sa collègue socialiste n’a en effet annoncé son propre renoncement qu’à la fin du mois de septembre. Elle l’a notamment expliqué par le fait que sa présidence de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe l’aurait empêchée de mener campagne correctement à Genève.

Des statuts contraignants

Pour se présenter une nouvelle fois, Robert Cramer aurait dû franchir un autre obstacle: demander une dérogation à son parti ou en faire modifier les statuts, lesquels limitent les mandats à trois législatures. L’ancien conseiller d’État a estimé qu’il n’était pas nécessaire de mener cette bataille. «Les Verts ont le vent de poupe, écrit-il. Si aucun changement notable n’intervient d’ici un an, nous pouvons considérer comme hautement vraisemblable d’obtenir deux sièges au Conseil national, voire trois, en fonction de la campagne. Concernant le Conseil des États, plusieurs personnalités Vertes se sont révélées ou se sont aguerries ces dernières années. Je n’ai aucun doute que la relève est là.»

On relèvera malgré tout qu’il est désormais plus compliqué pour la gauche de continuer à monopoliser les deux sièges des États attribués à Genève. La fin du tandem formé par la socialiste Liliane Maury Pasquier et par Robert Cramer ouvre davantage le jeu. En regard de la force électorale des alliances, ce serait même logique.

Une chance pour l’Entente

Depuis bientôt douze ans, la droite se casse les dents sur cette citadelle imprenable. Avec le renoncement des deux titulaires, on remet en quelque sorte les compteurs à zéro. Si l’Entente n’a évidemment pas encore désigné officiellement ses candidats (les élections fédérales auront lieu dans un peu plus d’une année), le conseiller national PLR Hugues Hiltpold est prêt à se lancer. Après presque douze ans de National, il a acquis l’expérience nécessaire pour entrer dans la Chambre des cantons. Autre atout: son profil plutôt centriste au sein du PLR en fait un excellent candidat pour une élection majoritaire.

Côté PDC, le choix est plus délicat car la meilleure arme du parti semble vouloir prendre son temps. Le conseiller national et conseiller administratif Guillaume Barazzone vient d’annoncer qu’il ne se lancera pas cette fois dans l’aventure. «Je ne recule pas, je me donne le temps», a-t-il déclaré à ce journal.

Des candidats à gauche

Quoi qu’il advienne, la gauche ne se laissera pas faire. Côté socialiste, le conseiller national Carlo Sommaruga s’est déjà mis en ordre de bataille. Expérimenté, profilé à gauche, pouvant compter sur le lobby des locataires, sa candidature à la candidature est solide.

Chez les Verts, il est un peu tôt pour savoir qui sera tenté. Seule certitude, la conseillère nationale Lisa Mazzone y réfléchit très fort. «C’est une grande responsabilité et je suis encore en train d’évaluer la question», admet-elle.

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