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Le risque de retard du CEVA est désormais jugé «important»

Le compte à rebours s’accélère pour réussir la mise en service en 2019. Le tunnel de Champel est, lui, presque achevé.

Les travaux de percement du tunnel de Pinchat. Celui de Champel doit être percé le 8 juin.
Les travaux de percement du tunnel de Pinchat. Celui de Champel doit être percé le 8 juin.
Steeve Iuncker-Gomez

C’est la douche écossaise pour les responsables du CEVA. Alors que l’ouvrage le plus délicat du tracé ferroviaire, le tunnel de Champel, sera définitivement percé dans une semaine, le 8 juin, les maîtres d’ouvrage jugent désormais «important» le risque de report de la mise en service du tronçon, comme ils l’écrivent dans leur bulletin trimestriel paru hier. Agendée en décembre 2019, elle avait déjà été retardée de deux ans.

En cause, les oppositions qui ont surgi en février et en avril au sujet des protections antibruit, d’abord aux Eaux-Vives et à Chêne-Bougeries, ensuite au Bachet. Or le temps presse. «Si nous voulons être dans les temps, nous devons impérativement disposer d’une autorisation en force cet été pour démarrer les travaux sur la section allant des Eaux-Vives à la frontière», indique Magalie Melly, porte-parole du projet CEVA.

La tranchée couverte qui relie ces deux points est déjà achevée. Son sol doit être désormais doté d’une dalle flottante, un dispositif censé contenir les nuisances sonores et les vibrations dont la propagation peut entrer en résonance avec les bâtiments environnants. Ces «bruits solidiens» sont au cœur des reproches que des riverains ont adressés à l’Office fédéral des transports (OFT), dans le cadre de l’enquête publique sur les protections prévues. Une autre de ces enquêtes, concernant la partie orientale du tunnel de Pinchat, s’achèvera le 14 juin.

«Dans l’idéal, nous essayons d’aplanir les problèmes à la satisfaction de toutes les parties, dans l’espoir d’éviter une procédure judiciaire, explique Florence Pictet, porte-parole de l’OFT. Je ne peux pas vous dire quand ce travail sera achevé, ni me prononcer quant au risque de retard.»

«Pour l’heure, rien ne transpire concernant une avancée de cette procédure, indique Nicolas Wisard, conseil des opposants. Je suis étonné qu’il n’y ait pas davantage d’échanges. Nous avons tenté sans succès de reprendre contact avec les responsables du CEVA.»

Une éventuelle approbation par l’OFT serait suivie d’un délai de recours de 30 jours. Si le Tribunal administratif fédéral est saisi, l’effet suspensif est la règle. Les maîtres d’ouvrage doivent alors persuader les juges de le lever.

L’avancement du chantier est jaugé à 77%. Le tunnel de Champel fêtera la fin de son percement jeudi de la semaine prochaine, le 8 juin. Achevés dans trois stations, les travaux de second œuvre se poursuivent au Bachet et à Pont-Rouge, cette dernière gare devant déjà être mise en service en décembre prochain. Le coût final du chantier est évalué à 1,667 milliard de francs, avec un risque additionnel de surcoût de 144 millions, surtout en lien avec les procédures en cours sur les protections sonores.

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