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«Notre but: révéler le potentiel du Bois de la Bâtie»

Porté par le maire Guillaume Barazzone, le projet de réaménagement du parc s’élève à près de 15 millions.

Cette image de synthèse laisse imaginer l’aménagement de l’un des trois futurs belvédères ainsi que la vue.
Cette image de synthèse laisse imaginer l’aménagement de l’un des trois futurs belvédères ainsi que la vue.
DR

Une visite en famille aux paons et aux chèvres, une interminable montée lors d’un jogging printanier et pour certains les débuts du festival de la Bâtie. Rare sont les Genevois qui n’ont pas un lien avec le Bois de la Bâtie.

A l’heure de présenter le projet d’aménagement visant à redorer le blason de ce parc, Guillaume Barazzone, conseiller administratif en charge de l’Environnement urbain et de la Sécurité, souligne d’emblée: «Au fond, c’est un peu notre Central Park.» Une comparaison qui naît de l’emplacement du bois, «autrefois à la marge mais aujourd’hui, au cœur d’un espace fortement urbanisé» mais aussi de l’importance de la forêt.

«La Bâtie, grande oubliée»

Cet écrin boisé haut perché s’étend sur une surface totale de 211 300 m2, soit l’équivalent de trois plaines de Plainpalais ou de cinq Jardins anglais. «Et pourtant, la Bâtie reste la grande oubliée des espaces verts», regrette le magistrat PDC. Un rapide état des lieux suffit à le constater. La place de jeux sans cesse en réparation, la pataugeoire hors d’usage et la terrasse défraîchie du restaurant le Chalet font peine à voir. Sans compter le mauvais état du cheminement.

Pour remédier à cette situation, un projet d’un montant de 14,67 millions de francs a été mis sur pied. Le maire l’annonce avec fierté: «C’est la première fois que l’on repense de manière globale le Bois de la Bâtie, depuis des décennies.» Voire depuis que le lieu est géré par la Ville, en 1870.

Il s’agit de «sécuriser, valoriser et révéler le potentiel de ce lieu», insiste-t-il. Un tout nouvel espace de loisirs verra le jour. «Pour remplacer la pataugeoire hors service depuis des années, on créera une combinaison de bassins et de jeux d’eau à base de jets», précise Daniel Oertli, chef du Service des espaces verts (SEVE). Jouxtant cet espace aquatique, des collines abriteront des jeux tels que des ponts de cordes, des plates-formes et des toboggans. «Ils seront intégrés au site, qui gardera un esprit champêtre», poursuit le spécialiste. Sans oublier de nouvelles toilettes publiques. Non loin de là, les deux terrains de football sont, eux, conservés.

Pour les enfants toujours: le pavillon de plein air ainsi que la maisonnette du gardien seront entièrement réaménagés. La seconde accueillera des activités du parascolaire vraisemblablement dédiées à la découverte et à la préservation de la nature. «Cet espace sera pensé en partenariat avec la magistrate Esther Alder (ndlr: à la tête du Département de la cohésion sociale et de la solidarité)», indique Guillaume Barazzone, relevant, de manière générale «l’accent mis sur l’accueil des familles».

Trois belvédères

Autre point fort du projet: les cheminements. Fini les ornières, les escaliers impraticables et les barrières abîmées. De la périphérie vers le centre, les travaux de rénovation diffèrent. Le sol des chemins dans la falaise sera fait de bitume. Tandis que, sur le plateau, la boucle bénéficiera d’un revêtement argilo-calcaire, identique à celui mis en place sur l’île Rousseau. Le long de ce parcours périphérique, trois belvédères permettront de profiter pleinement de la vue sur la ville. Restent les deux chemins formant une croix au cœur de la forêt. «La zone sera entièrement piétonne», souligne le magistrat. Les quelques places de parking sont supprimées.

La forêt actuelle est préservée et gagne même quelques mètres carrés. L’éclairage est renforcé et équipé de systèmes de détection de présence. «De quoi diminuer le sentiment d’insécurité.» Une mesure d’autant plus utile que le bois reste ouvert jour et nuit. S’ajoutent à cela la mise en place d’une nouvelle signalétique ainsi que la restauration des bancs à plateaux historiques.

Enfin, si le Chalet se change en buvette, le parc animalier, lui, est «maintenu en l’état, assure le magistrat. Il n’y a pas de nouveau concept à ce stade». Enfin, le tout demeure accessible grâce aux TPG et bientôt en empruntant la voie verte. Il ne reste désormais plus au maire qu’à convaincre le Municipal pour pouvoir lancer l’appel d’offres puis le chantier. Et espérer inaugurer un Bois de la Bâtie flambant neuf en 2019.

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