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RIE III Genève: un négociateur appelle le PS à voter non

Le député et vice-président du PS Romain de Sainte Marie a participé à la table ronde cantonale. Il n’est pas convaincu du résultat.

Le député et vice-président du PS Romain de Sainte Marie.
Le député et vice-président du PS Romain de Sainte Marie.
Paolo Battiston

Dans dix jours, le Parti socialiste prendra position sur le volet cantonal de la réforme de l’imposition des entreprises discuté avec la plupart des partis genevois depuis le printemps dernier. La votation est prévue à l’automne. Le climat est au rejet: à la fin de décembre, à l’unanimité, le comité directeur du PS, son exécutif, a d’ailleurs recommandé aux membres de refuser le projet.

Parmi les «refuzniks» figure Romain de Sainte Marie. Député, vice-président du parti, il fait partie des négociateurs consultés par le Conseil d’Etat durant tout le processus. Il explique sa position: «J’ai souhaité que le PS participe aux discussions pour en obtenir le maximum. Malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur. Pas de syndrome de Stockholm pour moi: bien que j’aie participé aux discussions, j’en rejette le résultat.» Pourquoi? Le socialiste considère que le PS ne peut «avaler la couleuvre» de la baisse de l’imposition des entreprises que si les prestations publiques sont garanties. «Le projet du Conseil d’Etat accepte des pertes de 350 millions liées à la réforme. Mais aujourd’hui, nous avons déjà 80 millions de déficit et cela risque peu de changer car la conjoncture est moyenne et les augmentations des dépenses liées à la croissance de la population ou à l’appauvrissement de la population continuent.»

Pour Romain de Sainte Marie, si la réforme entrait en vigueur aujourd’hui, le déficit serait de 430 millions. Pour qu’il reste à 350 millions, il faudrait diminuer les charges de 80 millions «ou augmenter les impôts, ce qui est peu probable avec la majorité de droite. Comment faire sans diminuer les prestations?» s’interroge-t-il.

Le jeune député ne craint-il pas qu’un rejet du «paquet» fasse tomber les mesures de compensation prévues par la réforme soutenant le social, la formation professionnelle ou la culture? Ou une relance de la course aux baisses fiscales par une partie de la droite? «Non. Si la droite veut faire passer son projet au sein de la population, elle n’a pas intérêt à l’aggraver. Concernant les projets de suppression de la taxe professionnelle ou d’imposition communale au lieu de domicile, je laisse volontiers la droite aller se heurter aux communes.» Apparemment le représentant du PS ne craint pas non plus qu’un éventuel rejet du paquet ne déclenche un exode des multinationales, qui pèsent aujourd’hui un milliard en termes de rentrées fiscales.

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