Passer au contenu principal

Récusation du procureur dans l’affaire Obiang

Claudio Mascotto ne s’est pas montré suffisamment impartial, selon le Tribunal fédéral. Coup de tonnerre.

Rebondissement dans l’affaire Obiang! Le Tribunal fédéral a ordonné la récusation de Claudio Mascotto, l’un des deux procureurs en charge de l’enquête.

La demande de récusation émanait du gouvernement équato-guinéen et d’une avocate dans une étude genevoise, A. S., qui a joué un rôle clé dans l’acquisition soupçonnée d’être frauduleuse de deux yachts par cet État africain. Les deux parties estiment que le procureur a fait preuve de partialité, lui qui n’accepte pas l’idée que les navires puissent appartenir à l’État équato-guinéen et non au fils du président de ce pays, quand bien même des pièces en apporteraient la preuve.

Notre long format sur la présence à Genève de la famille au pouvoir en Guinée équatoriale

Fin octobre 2016, le Ministère public genevois de Genève – représenté par Claudio Mascotto et Johan Droz – a ouvert une procédure contre Téodoro Obiang, le fils du président, pour blanchiment d’argent. Un mois plus tard, A. S. était à son tour prévenue, pour coactivité de blanchiment. Les séquestres d’une vingtaine de véhicules de luxe ainsi que d’un yacht, le Ebony Shine, ont été prononcés dans ce cadre.

Contactée, A. S. ne souhaite pas s’exprimer. L’avocat de la Guinée équatoriale, Alain Macaluso, ne souhaite pas commenter non plus. Il indique cependant que sa mandante prend acte de la décision du Tribunal fédéral et formule l’espoir que la procédure sera désormais conduite avec plus de distance et de réalisme.

Claudio Mascotto va-t-il être remplacé? Johan Droz sera-t-il désormais seul à la barre? Contacté le Ministère public n’a pas souhaité faire de commentaire. Les précédentes décisions de Monsieur Mascotto dans l’affaire Obiang ne sont pas annulées.

La récusation d’un procureur est un fait rare. Seul exemple en date ces dernières années, celle qui a été prononcée en mai dernier contre Marc Tappolet. Le magistrat genevois avait ordonné par erreur la libération anticipée de 15 000 francs sur les dizaines de millions saisis à un couple de Russes soupçonné d’avoir participé à un détournement massif dans le canton.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.