Du raisin pousse désormais au pied du Palais Eynard

GenèveLa première vigne municipale a été inaugurée mercredi, mais patience avant de vendanger.

Sami Kanaan et Guillaume Barazzone au milieu des plants de Divico.

Sami Kanaan et Guillaume Barazzone au milieu des plants de Divico. Image: Laurent Guiraud

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La vigne débarque en ville. Au total, 188 plants prennent depuis mercredi racine dans le bucolique Bastion Saint-Léger. Une première en plein centre de Genève. Le dessinateur Zep possède bien 7500 m2 de vignes, près de la Jonction, mais la parcelle est privée. «Cette vigne plantée symboliquement au cœur de la ville permet de mettre en avant les vignobles d’exception du canton et notre patrimoine», explique Sami Kanaan, maire de la ville, avant de rappeler que Genève constitue le troisième canton viticole de Suisse.

Du rouge dans quatre ans

Pour ce microvignoble pas comme les autres, le choix s’est porté sur un cépage rouge très résistant aux maladies, le Divico, conçu à partir d’un croisement de Gamaret et de Bronner. Les pieds ont été donnés par Jean-Pierre Pellegrin, vigneron et œnologue, propriétaire du domaine de Grand’cour à Satigny. «Nous avons décidé de revenir ici au système de culture en gobelet, utilisé par nos arrière-grands-parents», explique-t-il. La vigne n’est pas palissée sur un fil, mais chaque cep a son propre tuteur et requiert une récolte à la main. En espérant six à huit grappes par souche, 188 bouteilles de vin devraient pouvoir être remplies.

Patience, toutefois. Il faudra attendre environ quatre ans avant que les premières vendanges soient organisées sur la parcelle. Mais dans cette zone protégée du vent et particulièrement exposée au soleil, la récolte du Divico sera sûrement précoce, «dès la mi-août», pronostique Florian Favre, œnologue à l’État de Genève.

Qui aura la chance de ramasser ce précieux raisin? «Des écoles, Des associations de quartier, par exemple», précise Guillaume Barazzone, magistrat chargé du Service des Espaces verts (SEVE). Ce vignoble sera aussi, selon lui, une vitrine internationale, lors des visites de diplomates ou de personnalités étrangères reçues au Palais Eynard, l’hôtel municipal, juste à côté. L’après-midi même, le chef indien d’Amazonie Raoni y était accueilli.

Un goût de déjà-vu

Le choix de cette esplanade est aussi un clin d’œil historique. Une vigne était déjà plantée dans le Bastion Saint-Léger, où se trouvait, dès 1793, le premier jardin botanique privé de Genève. Des cépages bien connus étaient cultivés, comme le Chasselas ou la Mondeuse, mais aussi des variétés plus intrigantes, telles que le Pique-Poule ou le Bouboulengue.

En 1820, dans le jardin botanique des Bastions, on recensait près de 600 plants. Les historiens attestent qu’une vigne existait aussi sur la Treille. Un pan de l’histoire du quartier ressuscité, donc.

Créé: 22.05.2019, 21h57

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