Radio Vostok lance Alice à l’antenne

MédiasLa Quotidienne a pu être sauvée et une nouvelle voix donne chaque jour rendez-vous aux auditeurs de cette station culturelle.

Portrait en studio radio d'Alice, la nouvelle animatrice de Radiovostok. Image: Magali Girardin

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Elle a fait des pâtisseries à Berlin, fabriqué des guitares électriques chez un luthier londonien, enseigné le français dans une université de Philadelphie. Mais là, pour un temps, celui d’une saison radiophonique, elle a décidé de rester à Genève.

Les auditeurs de Radio Vostok en sont les premiers heureux. Depuis le 30 septembre, ils prennent langue et oreille chaque jour, du lundi au vendredi, de 17 h à 19 h, avec Alice, la nouvelle animatrice de la Quotidienne.

La meilleure play-list

La pâtissière rock, c’est elle, 24 ans, une femme d’aujourd’hui, bien dans son époque sonore. Et Radio Vostok, c’est quoi déjà? Une station indépendante, gratuite et sans publicité, bref un média associatif, créé en 2011, localement investi dans le suivi de l’actualité culturelle.

On l’écoute une fois, on y retourne le lendemain, en se laissant bercer, entre deux émissions, par sa play-list, la meilleure de Suisse romande, rompant avec le bruit des chaînes commerciales comme avec les voix survitaminées des animateurs du matin sévissant dans les studios filmés des grandes sœurs généralistes et thématiques.

Radio Vostok ne pratique pas la vidéosurveillance. On écoute encore ici les gens qui se succèdent à l’antenne sans les voir. Les caméras sont interdites. Mais pas le soutien des auditeurs.

Une radio à taille humaine, même avec des bénévoles, a des coûts incompressibles: diffusion DAB, loyer, droits musicaux. L’été a ainsi été mouvementé à la rue Adrien-Wyss. «Suite à la diminution de subventions de certains bailleurs de fonds, nous avons dû lancer une opération de crowdfunding pour sauver la Quotidienne, Saison 5, explique le coordinateur d’antenne, Charles Menger. Grâce à l’appui des auditeurs et des communes de Lancy, Cartigny, Presinge, Troinex et Plan-les-Ouates, le cap symbolique des 10 000 francs a été dépassé.»

Sauvé, ce rendez-vous de l’après-midi. La voilure a été réduite – deux heures de direct, contre trois l’année dernière –, non sans garder le cap, celui de la culture locale et de la diversité médiatique.

Le master en lettres attendra

Charles, dit Charly à l’antenne, poursuit: «Nous avons par ailleurs réussi à préserver le poste de stagiaire animatrice, à travers un stage professionnalisant courant sur toute la saison.»

C’est Alice qui a été choisie. Elle succède à Chloé et ne tombe pas du ciel, même si elle a atterri il y a quelques mois seulement à Genève, «le jour de la grève des femmes», précise-t-elle, après son année d’enseignement aux États-Unis.

Auparavant, elle avait déjà collaboré à Black FM (la radio éphémère du festival Black Movie) et avec le magazine culturel en ligne Epic Magazine. En chantier, un master en lettres. Mais il attendra un peu. Radio first. Bien pour nous. «Je ne suis pas très académique, avoue Alice. J’ai eu droit à une semaine de formation. Ce fut court et intensif. Je dois maintenant me familiariser avec l’outil, le canevas de l’émission et le ton de l’antenne.»

Apprentissage rapide, dans un environnement stimulant et souvent féminin. Le jour de notre visite, pour mettre des images et des mots sur la voix qui nous parle, les garçons sont en retrait, pianotant sur leur ordinateur dans le back-office. Namrata assure la réalisation sonore en régie, Margaux vient d’arriver dans le studio avec les feuillets de sa chronique cinématographique.

Regards de connivence, au service de l’auditeur qui entend tout et se sent bien dans son écoute. «De la radio faite avec amour et soin», glisse Charles, le recruteur de métier, assez admiratif du casting proposé.

On confirme. En citant encore cette phrase: «Une voix grave et posée, un peu enveloppante, cherchant l’intimité avec l’auditeur.» La voix d’Alice. C’est tous les jours à 17 h sur Radio Vostok.

Créé: 21.10.2019, 07h43

Les grands coups d’une petite radio

La petite radio indépendante genevoise réussit en effet des grands coups programmatiques. Après avoir accueilli, tout en continuant à la diffuser encore aujourd’hui, La Planète Bleue d’Yves Blanc, chaque premier dimanche du mois à 9h du matin, dans un format qui passe à 90 minutes, Radio Vostok vient de «signer» DJ Zebra.

Celui qui s’était illustré dès les années 90 au sein du groupe Billy Ze Kick, débarque ainsi sur les ondes alternatives de notre ville. L’homme a aussi chroniqué sur les plus prestigieuses radios françaises, notamment à France Inter. On le retrouve dorénavant tous les lundis à 17h15 dans la Quotidienne de Radio Vostok.

Sur le site de la station, www.radiovostok.ch, plein d’autres infos régulières sur la grille des programmes, les podcasts, les Vostoks sessions et le nom du groupe qui, chaque jeudi en fin de journée, passe en direct à l’antenne.

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