Une quinzaine de sans-abri retrouve la rue

PrécaritéVingt personnes atteintes dans leur santé ont été logées un mois supplémentaire dans un abri PCi. Ils l’ont quitté lundi, pour aller où?

L’abri PCi de Richemont a fermé ses portes.

L’abri PCi de Richemont a fermé ses portes. Image: Magali Girardin

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Quinze hommes et cinq femmes atteints dans leur santé physique et psychique ont quitté lundi l’abri PCi de Richemont. La Ville leur avait octroyé le droit de rester un mois supplémentaire dans son dispositif d’hébergement hivernal. Et maintenant? Le point avec Philipp Schroft, chef du Service social.

1200 personnes ont été logées dans votre dispositif cette année. Vingt ont pu rester un mois supplémentaire. Pourquoi?

Ces personnes sont plus fragiles. Elles ont presque toutes en commun d’être suivies par le Département de médecine communautaire de l’hôpital (Camsco) pour des problèmes de santé physique et psychique.

Savez-vous où ces gens vont?

Oui et non. Il est très difficile pour nous de fermer car on sait que la plupart seront à la rue jusqu’à la réouverture des abris PCi six mois plus tard. Nous avons pu trouver une solution pour quatre personnes; deux seront logées au foyer de la Coulou, deux à l’Accueil de nuit de l’Armée du Salut. Mais cela en laisse une quinzaine à la rue.

Et ceux qui se retrouvent à la rue?

Nous avons une équipe de jour qui les repère, ce qui permet de maintenir le lien avec eux. La Camsco peut ainsi continuer à tenter d’améliorer ou maintenir leur état de santé. Et nous pouvons agir rapidement en cas de besoin. L’an passé, par exemple, nous avons ouvert l’abri de Richemont deux semaines plus tôt: ils ont pu être informés et sont venus.

N’existe-t-il pas de solutions de logement plus pérennes?

Il n’en existe pas encore et nous travaillons à construire des partenariats. Il s’agit uniquement d’une vingtaine de personnes, ce n’est pas énorme. Mais deux aspects posent problèmes. Certains n’ont pas de titre de séjour, ce qui limite fortement leurs droits. D’autres sont difficiles à gérer dans des lieux de vie. Or, s’ils avaient un lieu où dormir à l’année, leur état de santé serait nettement meilleur.

Créé: 21.04.2015, 14h31

Philipp Schroft, chef du Service social

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