Les quatre vérités de Christina Meissner

Grand ConseilSanctionnée par son parti, la vice-présidente UDC du parlement reste membre de son parti

Image: Lucien Fortunati

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La députée Christina Meissner a été élue à la vice-présidence du parlement contre un candidat officiel de son parti. Exclue de son groupe, l’élue, silencieuse jusqu’ici, répond à nos questions.

Pourquoi avez-vous accepté votre élection à la vice-présidence contre un autre UDC?

Tout d’abord, j’aimerais dire que mon silence était lié à des circonstances familiales tragiques qui m’ont obligé à me rendre aux Etats-Unis. J’espérais pouvoir être entendue par mon parti, ce qui n’a pas été le cas. En mon absence, j’ai été exclue du groupe UDC et non du parti, je le précise.

N’avez pas sous-estimé la réaction de l’UDC?

Avant tout, j’ai jugé rendre service à mon parti. Il y a un an, ma candidature à la deuxième vice-présidence du Bureau du parlement a été défiée par un candidat Vert, et finalement gagnée avec l’appui de la gauche, ce qui était un signal intéressant pour l’UDC. J’ai effectué mon mandat, à la satisfaction générale. Et je suis donc tombée des nues par le choix d’un autre candidat de mon parti, qui avait moins de chances que moi d’être élu par le parlement. J’en ai appelé à ma présidente Céline Amaudruz qui a refusé de s’en mêler. Le reste du parlement n’était pas non plus convaincu et a agi.

Mais vous avez ouvert la porte à ces manœuvres…

Je savais qu’il se tramait quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Me voir proposée à la vice-présidence par une élue d’Ensemble à gauche m’a interpellée. Ce choix démontrait que l’UDC avait de fortes chances de voir son candidat officiel échouer si je n’acceptais pas ma candidature, car il était clair que la gauche présenterait un autre candidat. En l’acceptant, j’ai garanti que la vice-présidence reviendrait à l’UDC dans tous les cas. Le parlement a ensuite choisi entre Patrick Lussi (ndlr. le candidat officiel de l’UDC) et moi. L’an prochain l’UDC aura de bonnes chances de prendre la présidence du parlement pour la deuxième fois de son histoire alors que le MCG, lui, n’y est jamais parvenu.

L’UDC genevoise aurait-elle un problème avec les femmes?

Non, mais je ne suis pas un pot de fleurs et j’ai une fibre verte… Il est vrai aussi que je suis la seule femme au sein du groupe UDC, ce qui n’est pas toujours facile.

Allez-vous quitter votre parti?

Pas question. Mes valeurs n’ont pas changé. Je vais remplir au mieux mes fonctions. J’espère encore qu’une médiation avec mon groupe nous permettra d’avancer. J’espère aussi beaucoup d’une équipe de direction de l’UDC qui devrait être mise en place prochainement. (TDG)

Créé: 08.03.2016, 17h23

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