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Le quai du Mont-Blanc se transforme en piste de danse géante pour le Réveillon

Trois scènes ont animé la soirée et une troupe de danseurs professionnels a fait le show. Les fêtards ont afflué malgré le froid.

Genève, le samedi 31 décembre 2016. Le réveillon se fête en beauté sur le quai du Mont-Blanc, avec des danseurs sur plusieurs podiums disposés le long du quai. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, le samedi 31 décembre 2016. Le réveillon se fête en beauté sur le quai du Mont-Blanc, avec des danseurs sur plusieurs podiums disposés le long du quai. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, le samedi 31 décembre 2016. Le réveillon se fête en beauté sur le quai du Mont-Blanc. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, le samedi 31 décembre 2016. Le réveillon se fête en beauté sur le quai du Mont-Blanc. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, le samedi 31 décembre 2016. Salle communale de Plainpalais. Une fête de Nouvel-An généreuse où la solidarité et les sourires sont rois ce soir. Le tout organisé par la ville de Genève. Discours de Esther Alder, conseillère administrative et de Guillaume Barazzone, Maire de Genève. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, le samedi 31 décembre 2016. Salle communale de Plainpalais. Une fête de Nouvel-An généreuse où la solidarité et les sourires sont rois ce soir. Le tout organisé par la ville de Genève. Discours de Esther Alder, conseillère administrative et de Guillaume Barazzone, Maire de Genève. Photo: Laurent Guiraud.
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Il ne fallait pas être trop pressé de faire la fête samedi soir. A 20h30, sur le quai du Mont-Blanc - théâtre des festivités de ce Nouvel an -, c'est le calme plat. On s'est trompé de soirée? Non, la route est bien fermée à la circulation, trois scènes sont installées le long du quai, les spots clignotent. Il y a des agents de sécurité partout mais des fêtards, nulle trace. C'est encore trop tôt, nous lance un vendeur de churros, revenez plus tard, les gens sont encore à table! A 22h en effet, ça y est, ils ont replié la serviette, enfilé le bonnet et les gants, le coup d'envoi du Réveillon est donné: ça grouille sur le quai du Mont-Blanc! Les foodtrucks turbinent, les queues s'allongent, les hauts-parleurs des scènes crachent leurs décibels.

Trois ambiances musicales et un coin lounge

La fête commence sur la rotonde du Mont-Blanc: sous le chapiteau, l'ambiance jazz, funk et blues du début de soirée a laissé place à de la disco. Plus loin, autre dancefloor et autre style musical: la scène centrale, avec un grand bar. En direction des Bains des Pâquis, la troisième scène, electro, sous un plus grand chapiteau. Et tout au bout, un espace «lounge» avec quelques chaises longues improvisées sur des palettes. L'idée est bonne mais l'air glacial n'invite pas forcément à la détente... Un couple de touristes italiens frissonne, ils ne vont pas faire long feu sur ces chaises, juste le temps d'avaler leur raclette au goût de première fois.

Les corps fument sur les podiums

Entre les scènes, le long du quai, quatre podiums. Des danseurs de la Compagnie Urbaine se relaient pour présenter leurs numéros. Tour à tour, seuls sur leur estrade, ils se déhanchent avec talent. Contraste entre le froid polaire et la performance qui donne chaud, leurs corps fument sous le halo des spots violets. Le public, nombreux, est conquis. Mais il demeure statique et admire sagement le professionnel. Pour qu'il s'anime enfin un peu, qu'il rie et applaudisse, il faut attendre que des badauds téméraires profitent d'une pause des danseurs pour coloniser l'estrade et improviser une chorégraphie décalée.

La «salle d'attente» de la rotonde

On se lâche en revanche un peu plus sous les chapiteaux, la musique est vraiment bonne et les fêtards apprécient. Seul hic: hors des tentes, la liesse perd un peu de sa verve. Car à l'extérieur des chapiteaux, il n'y a pas de haut-parleurs. Donc pas de musique. Sous la tente de la rotonde, une poignée de chanceux s'éclate alors que quelques mètres plus loin, ça trépigne dans le silence en grelottant avant les feux d'artifice. «C'est trop dommage, comme il n'y a pas de musique, on attend tous plantés là sans bouger, alors qu'on aurait envie de danser. On a l'impression d'être dans une sorte de salle d'attente!» regrettent Laetizia et ses deux copines, la vingtaine, serpentins autour du cou et coupe de champagne dans la main.

Lila et Dominique, 50 ans, détonnent dans la foule, ils font partie des rares fêtards déguisés. Et ils se sentent un peu seuls... «On s'est demandé si on s'était trompé d'endroit! Les gens n'ont pas joué le jeu mais ce n'est pas grave, on s'amuse quand même!» Catherine, 62 ans, champagne et coupes dans le sac à dos, s'amuse aussi. Mais elle met quelques bémols: «Il n'y pas assez de stands de nourriture et de boissons, impossible de trouver un ptit vin chaud!» Même verdict pour deux autres Genevoises, «la seule boisson chaude qu'on ait trouvé c'est... de la bière tiède. Et ce n'est vraiment pas une réussite!» rigolent-elles. On croise aussi des touristes, beaucoup. Comme Anthony et Lionel, 25 ans, d'Alsace. «Nos copines sont venues de Tokyo pour le Réveillon et on voulait leur montrer quelque chose de spécial, expliquent-ils, après un selfie devant la façade illuminée du Kempinski. Comme il n'y a rien chez nous, on est venus à Genève. Et on n'est pas déçus!» Un groupe de jeunes coiffés de bonnets de Père Noël ont aussi fait le chemin depuis l'autre côté de la frontière. «Pourquoi on est venus ici? Mais parce qu'en France c'est mort Madame!»

Rentrer, danser ou manger de la soupe à l'oignon

Minuit moins quelques minutes. La rotonde est pleine, la musique s'interrompt, tous attendent le fameux compte à rebours. Soudain, les «bonne année» fusent, les bouchons sautent, ben alors ce décompte? Tant pis, on fera sans, on se fait la bise et on lève les yeux au ciel: le feu d'artifice, offert par le Kempinski, illumine la rade. Le show pyrotechnique s'achève avec une pluie d'étoiles dorées. La musique reprend ses droits, le froid se fait plus mordant, vite il est temps de rentrer ou de retourner danser. Ou encore d'aller déguster une soupe à l'oignon. Pas un banal fond de casserole mais une soupe mitonnée par les pompiers du SIS, qu'ils offrent depuis plus de trente ans à la population dès minuit.

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