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Une pétition veut réserver le quai des Bergues aux piétons

L’ATE requiert une zone piétonne sur ce quai où de nouveaux travaux sont imminents.

Lisa Mazzone, conseillère nationale Verte (à gauche sur la photo), déplore la persistance de «l'hégémonie des voitures à Genève».
Lisa Mazzone, conseillère nationale Verte (à gauche sur la photo), déplore la persistance de «l'hégémonie des voitures à Genève».
Laurent Guiraud

«Un compromis boiteux.» C’est ainsi que l’Association Transports et Environnement (ATE) qualifie le régime de zone 20 prévu sur la plus grande partie du quai des Bergues. Face aux médias, l’association a lancé mercredi une pétition exigeant la création d’une zone piétonne sur tout l’axe.

L’ATE dit avoir été très désagréablement surprise par le retour du trafic quand le quai a été rouvert en février, à titre provisoire, puisque l’aménagement de la voirie n’a pas pu être réalisé comme prévu, en raison d’un différend patrimonial. En l’état, on trouve des automobiles en circulation et en stationnement (y compris sur la piste cyclable) sur toute la longueur du quai et notamment sur le seul tronçon théorique de zone piétonne qui sert de fait de parking à un hôtel cinq étoiles.

Le reste du quai doit être placé en zone 20. Alors que, rappelle l’ATE, il avait été question dès 2004 de le piétonniser entièrement. Une zone 20, à l’image de celle réalisée rue Leschot à Plainpalais, est-elle vraiment rédhibitoire? «C’est un compromis boiteux qui ne permet pas vraiment d’être à l’aise ou de développer la convivialité», juge Lisa Mazzone, présidente de la section genevoise. L’association espère que les plans pourraient changer, notamment à la faveur du remplacement de Luc Barthassat par Serge Dal Busco comme ministre cantonal des Transports. Qu’en est-il? La Ville, responsable de la réfection du quai, n’indique aucune intention en ce sens. L’enlèvement des trottoirs sur la zone 20 prévue au centre et à l’extrémité ouest du quai marquera «la priorité accordée aux piétons sur l’entier de la surface aménagée», précise le Département municipal des constructions.

Qu’en dit l’État, qui a le dernier mot en matière de trafic? «Ce projet porté par la Ville est le fruit d’une pesée d’intérêts, note Serge Dal Busco. Il prévoit une priorité absolue aux piétons et des flux privilégiés pour les cycles, ainsi qu’une forte réduction du transit motorisé. Cela va dans le sens de la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (ndlr: votée par le peuple en 2016) et du principe de priorisation des mobilités douces dans l’hyper-centre, que je m’engage à mettre en œuvre activement.»

Le quai des Bergues pourrait bientôt sortir de l’état transitoire dans lequel il a été laissé après un chantier de plus d’un an destiné à démolir sa partie en porte-à-faux sur le fleuve, qui menaçait de s’effondrer. En effet, les travaux destinés à refaire la chaussée semblent imminents. L’autorisation de construire a été accordée, à la condition que la Ville et son mandataire cherchent un accord avec la commission chargée du patrimoine au sujet du mobilier urbain qui sera placé sur le quai.

Deux commerçants ont toutefois fait recours. «Nous avons bon espoir que les réponses que nous avons apportées à leurs inquiétudes permettent de débloquer la situation», indique Isabelle Charollais, codirectrice du Département municipal des constructions. Les travaux seront adjugés la semaine prochaine et le chantier pourrait ainsi démarrer en septembre. Divisé en quatre phases à planifier en accord avec les commerçants, il devrait durer une petite année.

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