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Le quai des Bergues cherche une issue à son chantier

Débarrassé de ses périlleux encorbellements, l’axe doit se refaire une beauté qui soit compatible avec les exigences patrimoniales.

La Ville de Genève a terminé cet été la destruction de la partie du quai qui, depuis 1970, surplombait le Rhône.
La Ville de Genève a terminé cet été la destruction de la partie du quai qui, depuis 1970, surplombait le Rhône.
DR

Il a beau être partiellement fermé au trafic, le quai des Bergues nous fait le coup de la panne. Panne qui n’affecte pas un véhicule, mais le chantier qui en barre l’accès motorisé à partir de Bel-Air. Une fermeture qui, entamée en mai, devait durer «jusqu’à fin août», comme le promet toujours un panneau orange. Mais qui se prolonge pourtant, au grand dam de certains commerçants, comme le relayait Le Matin il y a dix jours.

Que se passe-t-il donc? La Ville de Genève a terminé cet été, comme prévu, la destruction de la partie du quai qui, depuis 1970, surplombait le Rhône. Cet encorbellement avait été fermé en urgence en 2014 alors qu’une inspection avait révélé la dégradation avancée de la structure.

La bordure du quai a donc, sur toute sa longueur, retrouvé sa belle facture et son gabarit historiques, avec son mur en pierres de taille et sa barrière évocatrice du XIXe siècle. L’idée des autorités municipales était de poursuivre le chantier sur la lancée en s’attaquant au projet de réaménagement de la chaussée du quai, lequel doit être transformé en zone de rencontre. Mais l’autorisation tarde, à cause d’une intervention de la farouche Commission des monuments, de la nature et des sites (CMNS).

«Nous sommes en discussion et nous espérons obtenir le feu vert avant la fin de l’année, et je suis déterminé à chercher une solution de compromis, rassure Rémy Pagani, maire et magistrat chargé de l’Aménagement. Si tel est le cas, on pourrait entamer les travaux par tranches à partir de Bel-Air et achever enfin cette réfection avant l’été.» Le Département cantonal de l’aménagement, auquel est rattachée la CMNS, confirme. «Le projet initial a été jugé partiellement satisfaisant, la commission a fait la demande d’un projet modifié et lancé un accompagnement des mandataires, explique Pauline de Salis, porte-parole. Des rencontres régulières ont lieu pour faire évoluer le projet.»

Selon nos sources, les experts patrimoniaux ont notamment déploré la disparition d’un trottoir historique en lien avec le pavage prévu du quai sur un seul niveau. Une solution pourrait être trouvée en rappelant le contour de ce trottoir par un marquage. Le mobilier urbain et les objets paysagers sont rediscutés pour mieux les ajuster au classicisme architectural ambiant et à la minérale majesté du site. Si les pourparlers devaient trop traîner, un accès motorisé sera rendu aux commerces de la partie basse du quai, promet la Ville.

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