Passer au contenu principal

Des purges et des minages vont sécuriser le Salève

Suite à l'éboulement de novembre 2017, des opérations de sécurisation auront lieu dès lundi.

Les travaux vont durer entre trois et quatre mois.
Les travaux vont durer entre trois et quatre mois.
Laurent Guiraud

Les glissements de terrain et les chutes de pierres se suivent et ne se ressemblent pas sur le Salève. Mais l’éboulement survenu en novembre 2017 restera dans les mémoires. Dans la nuit du 10 au 11, les habitants de Veyrier et d’Étrembières ont été réveillés par un grondement sourd. Des milliers de mètres cubes de roches se sont détachés de la paroi, avant de se déverser dans les carrières de la montagne. Sans aucun dommage humain ou matériel. Cette avalanche a laissé une trace blanche qui révèle l’ampleur de l’éboulement, à mi-chemin des gares du téléphérique.

Depuis, des travaux d’inspection ont été réalisés par des bureaux d’études spécialisés en géotechnique. «Des zones présentant des risques d’éboulement ont été identifiées, annonce la préfecture de Haute-Savoie. Les experts, en accord avec les services de l’État, ont donc proposé des solutions pour la sécurisation à court et à long terme de cette zone du massif.» Des reconnaissances géologiques, des minages et des purges (nettoyage de zones instables) vont donc être entrepris dès ce lundi au Salève. La zone concernée s’étend sur une bande de 200 à 300 mètres de part et d’autre de la gare amont du téléphérique. Afin de permettre ces opérations, du matériel sera héliporté. Les travaux consisteront en des purges manuelles et mécaniques, du minage, du cloutage et des moyens de surveillance de blocs par la mise en place d’un système de mesure.

Les travaux vont durer entre trois et quatre mois, et débuteront à partir du 6 août. La préfecture de Haute-Savoie précise qu’il s’agit «d’une situation transitoire et en aucun cas d’une extension de la carrière».

Un balisage a été mis sur place afin d’interdire l’accès au sentier des «bûcherons inférieurs» et à celui des «buis» De nombreuses chutes de pierres et de gros blocs auront lieu suite à ces travaux. Mais «un piège à cailloux a été placé en aval. Il est suffisamment dimensionné pour que les blocs restent piégés à l’intérieur lors des purges» explique Julie Arnould, chef de service au cabinet du préfet. Fabien Kuhn

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.