Passer au contenu principal

Les punaises de lit s’incrustent à Genève

Une famille de la  Jonction a subi l’invasion des  parasites. Témoignage.

Des petits insectes brunâtres, aussi grands qu’un grain de riz, s’emparent d’un appartement de plus à Genève. Ils se déplacent sur nos sacs, nos vêtements, ou même dans nos meubles d’occasion, et n’ont pas l’intention d’en rester là. Avec l’augmentation du tourisme de masse, les punaises de lit ont réinvesti les grandes villes du monde et se propagent dans nos habitations avec l’aisance du cambrioleur nocturne. A New York, des immeubles entiers ont dû être fermés pour cause d’infestation.

Au 11, avenue de la Jonction, l’appartement des Abreu respire le nettoyage et le médicament. Depuis avril, en plus de ses maladies, Mme Abreu présente de nombreuses lésions cutanées. «Ça me démange, je ne dors plus, et ma vie devient intolérable», se plaint-elle. En ce qui la concerne, il n’y a plus de doute: elle subit les avances nocturnes répétées de celle que l’on appelle Cimex lectularius. L’œuvre des punaises de lit est saisissante: une multitude de taches rouge vif couvrent son corps, et rappellent des brûlures de cigarette. Si l’on en croit les dires de Scanbug, une entreprise spécialisée dans la détection canine de punaises de lit, la situation à Genève prend réellement de l’ampleur depuis une année: «Le nombre de nos interventions suit une courbe exponentielle.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.