Les puces de canard aiment la chaleur et se multiplient dans le lac

NaturePlusieurs baigneurs se sont plaints de démangeaisons. Rappel des précautions élémentaires.

Image: Magali Girardin (Archives)

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«Je me suis fait dévorer l’arrière des jambes, confie Marie-Jeanne, 58 ans. C’est la première fois que ça m’arrive, alors que je me baigne dans le lac depuis des années.» Cette habituée des Bains des Pâquis n’est pas la seule à avoir été récemment victime de puces de canard. Avec l’arrivée de la chaleur, de nombreux baigneurs se sont plaints de démangeaisons sur les plages genevoises. Les puces de canard seraient-elles en augmentation?

«Il semble y en avoir plus que d’habitude, confirme Vincent Ebener, inspecteur en environnement au Service de l’écologie de l’Etat de Genève. Lorsque je fais la tournée des plages, beaucoup de gens m’en parlent.» Un printemps tardif et l’arrivée brutale de la chaleur pourraient expliquer l’importante prolifération des parasites dans les eaux genevoises.

Les cercaires – communément appelées puces de canard – aiment les eaux chaudes. Lorsque le lac atteint environ 20 degrés, elles sortent des escargots pour coloniser les canards. Il arrive qu’elles se trompent de cible et se collent à la peau des baigneurs. Des éruptions cutanées et des démangeaisons ne sont alors pas à exclure.

«C’est désagréable, mais ce n’est pas grave, rassure Jacques-André Romand, médecin cantonal. Les cercaires ne transmettent pas de maladies.» Il conseille toutefois aux victimes de ces parasites de ne pas se gratter, pour éviter la surinfection. «L’application de compresses froides permet de soulager l’inconfort, confie-t-il. Les démangeaisons devraient s’atténuer après deux ou trois jours puis disparaître après une semaine.»

Bonnes pratiques

Si les éruptions dues aux puces de canard sont bénignes, mieux vaut les éviter. Ne serait-ce que par confort. Quelques règles de base permettent de limiter les risques. Par exemple, privilégier les eaux du large au détriment du bord de plage et rester à distance des plantes aquatiques où se réfugient les escargots.

Autre recommandation: se doucher à la sortie du bain et se sécher énergiquement. Le conseil relèverait davantage du remède de grand-mère que de l’avis médical. «On n’a aucune preuve scientifique, relève Jacques-André Romand. Mais ça a l’air de fonctionner, donc je ne peux que le recommander.»

Créé: 28.07.2013, 23h00

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