Le PS Ville de Genève exclut l’un de ses membres

TensionsUne assemblée générale a décidé lundi soir de prononcer l’exclusion de Manuel Alonso Unica en raison de ses propos.

La décision a été prise par 24 voix favorables à l’exclusion contre 17 voix opposées.

La décision a été prise par 24 voix favorables à l’exclusion contre 17 voix opposées. Image: DR

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La section Ville de Genève du Parti socialiste a exclu l’un des siens. Lundi soir, après trois heures de débat, une assemblée générale a estimé que Manuel Alonso Unica défendait des positions trop éloignées des valeurs du parti pour qu’il puisse en rester membre. La décision a été prise par 22 voix favorables à l’exclusion contre 15 voix opposées et 3 abstentions.

Après avoir entendu les arguments en faveur de l’exclusion développés par le comité ainsi que le droit de réponse du membre concerné, l’assemblée a constaté que «ce dernier n’a prononcé aucune excuse envers les personnes qu’il a blessées par ses propos». Dans un communiqué, le PS de la Ville de Genève note également «qu’il n’a jamais pris de distance avec ses propos diffamatoires et sa volonté de nuire au travail politique du parti et de ses membres».

Voies de recours ouvertes

Ce sont ses attaques contre des membres du comité de la section et contre certains élus qui ont fini par fâcher ses pairs. Il lui est également reproché des propos sexistes, par exemple de qualifier le harcèlement de rue de «parade amoureuse».

Interrogé par la Tribune de Genève, Manuel Alonso Unica s’est défendu en assurant que la procédure contre lui intervient «parce qu’il dérange dans un contexte de campagne électorale». L’intéressé a la possibilité de faire recours contre son exclusion en portant l’affaire au niveau cantonal.

Un parti déjà ébranlé

Cet épisode intervient dans un contexte déjà difficile pour le PS, ébranlé qu’il est suite à l’assemblée cantonale du 13 mai qui a désigné les candidats socialistes à l’élection du Conseil d’Etat et à celle du Grand Conseil. Des accusations de «manipulation», d’adhésions de dernière minute avaient été proférées.

La majorité avait choisi de lancer dans la course au Conseil d’Etat Thierry Apothéloz, Sandrine Salerno et Anne Emery-Torracinta. Etaient restés sur le carreau Carole-Anne Kast, Carlo Sommaruga et Romain de Sainte Marie.

(TDG)

Créé: 04.07.2017, 15h42

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