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Les professionnels du vapotage déposent un référendum

L'ARPV s'oppose aux restrictions imposées au commerce du vapotage. Elle a recueilli les signatures nécessaires.

Un mois à peine après avoir débuté la récolte des signatures, l’Association romande des professionnels de la vape (ARPV) va déposer ce mercredi après-midi à 14h, à la Chancellerie de la République et Canton de Genève, le texte du référendum qui combat la nouvelle «loi sur la remise à titre gratuit et la vente à l'emporter de boissons alcooliques, de produits du tabac et de produits assimilés au tabac», adoptée par le Grand Conseil le 17 janvier. Le seuil du nombre de signatures étant fixé à 5294, et sous réserve d'une vérification concernant les signataires, l'association qui déclare avoir récolté un nombre substantiellement plus élevé que les signatures requises, pourrait donc obtenir l'organisation d'un référendum cantonal.

Dans un communiqué, l’ARPV «se félicite de ce premier succès, obtenu grâce à l’engagement de ses membres sur le terrain, dans les magasins spécialisés et dans la rue, mais aussi grâce au soutien de consommateurs convaincus du bien-fondé des produits de vapotage comme solution pour arrêter de fumer. Grâce à ce référendum, un vaste débat démocratique va pouvoir s’engager sur la cohérence des politiques de santé publique et de prévention du tabagisme.»

«Nous sommes ravis de ce résultat, qui confirme l’intérêt que les anciens fumeurs portent à la vape comme solution durable pour arrêter le tabac. La vape n’est pas honteuse, elle n’a pas à se cacher. Les études scientifiques le prouvent, elle est au minimum 95% moins nocive que le tabac, et deux fois plus efficace que les autres solutions d’aide à la cessation tabagique. Les pays voisins de la Suisse l’ont compris, qui font une distinction claire entre le tabac et le vapotage», commente Isabelle Pasini, présidente de l’ARPV.

L’ARPV rappelle qu'elle est globalement très satisfaite d’une loi qui fixe enfin un âge légal pour la vente de tabac, 17 ans après la ratification par Genève de la convention cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte anti-tabac. Fumer cause aujourd’hui 10'000 décès par an en Suisse. En revanche, elle «s’oppose fermement à deux articles de la loi qui interdisent aux magasins spécialisés de présenter des produits de vape en vitrine, et de faire tester les produits à l’intérieur des magasins. Ces dispositions, en plus d’assimiler la vape au tabac – donc de confondre la solution avec le problème, entravent gravement toute possibilité de montrer les produits à la clientèle, et de la conseiller en magasin. Ne pas pouvoir tenir vitrine, ni permettre au consommateur de tester les produits dans les magasins spécialisés, c’est éloigner les fumeurs adultes de la solution la plus efficace pour arrêter la cigarette classique.»

Pour l'association de commerçants du vapotage, ces deux articles constituent «un détournement des principes de précaution et de proportionnalité, la nocivité du vapotage passif n’ayant pas été démontrée et l’interdiction du vapotage dans les magasins spécialisés, qui n’accueillent que des fumeurs adultes, ne participant d’aucune protection des mineurs ou des non-fumeurs.»

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