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Un procureur général sous haute surveillance

Olivier Jornot est visé par deux enquêtes disciplinaires en main du Conseil supérieur de la magistrature. Sa compagne procureure, également mise en cause, réagit aux critiques.

Contacté hier, le procureur général ne souhaite pas commenter ces nouveaux rebondissements.
Contacté hier, le procureur général ne souhaite pas commenter ces nouveaux rebondissements.
Pierre Abensur

«Olivier Jornot a remis sur pied le Ministère public dès sa venue. Il ne faut pas que sa vie privée affaiblisse les institutions qu’il a contribué à renforcer, indique l’avocat et conseiller national socialiste Carlo Sommaruga. La situation doit être rapidement clarifiée afin de pouvoir distinguer les attaques partisanes des réels problèmes institutionnels.» Depuis dix jours, rien ne va plus pour le procureur général, chargé de diriger l’action pénale. La semaine dernière, L’Illustré révélait qu’il était propriétaire d’un appartement avec sa compagne procureure, ce qui contrevenait à la Loi sur l’organisation judiciaire (LOJ), soulignait le magazine (lire: Les amours du procureur général créent un malaise). Hier mercredi, Le Temps et L’Illustré expliquaient que le chef du Parquet était sous le coup de deux enquêtes disciplinaires diligentées par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

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