«Le prix Martin Ennals honore les plus braves»

DistinctionMicheline Calmy-Rey rend hommage aux personnes qui défendent les droits humains au péril de leur vie

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Image d'archive. Image: Magali Girardin

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L’un est avocat en Birmanie. Emprisonné plusieurs fois, attaqué physiquement et menacé, Robert Sann Aung défend les enfants soldats en prison, des paysans dont la terre a été confisquée par la junte militaire ou des manifestants pacifique. La deuxième, Asmaou Diallo, a perdu son fils, victime de l’armée guinéenne; elle se bat pour que justice soit faite et pour soutenir les victimes d’agression sexuelle et les témoins des exactions. Le troisième, Ahmed Mansoor, est retenu aux Emirats arabes unis, où il dénonce la torture et le manque d’indépendance de la justice. Ces trois personnalités sont les nominés finaux du Prix Martin Ennals 2015 qui sera décerné mardi à Uni Dufour. Présidente de la Fondation Ennals depuis 2012, Micheline Calmy-Rey rappelle que ces gens défendent les droits de l’homme au péril de leur vie.

Quel est le retentissement de ce prix sur la scène internationale?

Il est important. Sa crédibilité est liée au jury, composé de membres de dix organisations internationales actives dans les droits humains. Il récompense des gens inconnus, parmi les plus braves, qui mettent leur vie en danger pour élargir l’espace des droits humains dans leur pays.

En quoi ce prix consiste-t-il?

Le prix est financé par la Confédération, le Canton et d’autres pays, comme l’Irlande, le Danemark, l’Espagne et la Norvège. Le lauréat reçoit 20 000 francs auxquels s’ajoutent 11 650 fr. offerts par la Ville de Genève, dans le but de l’encourager à poursuivre son action. Les deux autres nominés reçoivent un accessit de 5000 francs et également 11 650 francs de la Ville. Mais le prix n’est pas que financier. Il donne une reconnaissance internationale à ces personnes. Notre directeur les accompagne pour leur faire rencontrer des représentants de pays qui défendent les droits humains.

Cette exposition ne les met-elles pas en danger?

La question est légitime. Mais je ne le pense pas. Ces personnes sont déjà en danger. L’une des nominées de l’an dernier, la Chinoise Cao Shunl est morte en prison avant de recevoir son prix. Si la notoriété ne les rend pas intouchables, on peut penser qu’elle les préserve. (TDG)

Créé: 04.10.2015, 18h03

Semaine des droits humains

La Semaine des droits humains s’ouvrira mardi 6 octobre avec la remise du prix Martin Ennals à Uni-Dufour, à 18 h. Les liens entre commerce et droits humains seront analysés mercredi 7, à 18 h 30, lors d’une conférence à Uni-Dufour suivie d’un colloque scientifique les 7 et 8. Jeudi 8: journée des écoles sur le thème de l’or sale.

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