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Prévention des radicalisations: 10% des cas transmis à la police

Le dispositif genevois «Gardez le lien» est satisfait de ses actions de prévention. En trois ans, 126 situations ont été rapportées.

Géraldine Casutt (au centre), de Rhizome, spécialisée dans les idéologies religieuses, notamment islamique.
Géraldine Casutt (au centre), de Rhizome, spécialisée dans les idéologies religieuses, notamment islamique.
ENRICO GASTALDELLO

«Ma fille s’est convertie à l’islam, porte le voile. Je m’inquiète.» «Un de mes élèves est en décrochage scolaire et ses camarades lui voient un intérêt nouveau pour les armes.» «Mon fils devient agressif, s’isole et discute des heures sur internet avec des inconnus à l’étranger.» Voilà le genre de témoignages que l’on peut entendre sur la hotline de «Gardez le lien», un dispositif cantonal de prévention des radicalisations. En vigueur depuis 2016, ce dispositif a notamment pour but de prodiguer un accompagnement spécialisé aux personnes s’inquiétant de la radicalisation religieuse ou politique violente de quelqu’un de leur entourage. Lors d’une conférence de presse lundi après-midi, Thierry Apothéloz, conseiller d’État en charge du Département de la cohésion sociale (DCS), juge «très positif» le bilan de ces trois ans de prévention.

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