On se presse pour admirer les chats à la Praille

Reportage250 bêtes sont en lice pour le titre du plus beau chat de sa catégorie.

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Il y a ceux qui s’étendent façon saucisse à l’étalage, ou, si on préfère la musique, comme un bandonéon au bord de l’épuisement. D’autres préfèrent les moelleux hamacs mis à disposition dans les cages. Et puis il y a les durs, les tatoués, comme ce Maine Coon qui se contente d’une boîte en plastique.

Samedi et dimanche à l’Event Center de l’Hôtel Ramada à Praille, 250 chats ont paradé, nonchalamment ça va de soi, devant un milliers de visiteurs avant d’être présentés au concours organisé par la Société féline genevoise. Juger de la beauté d’un chat, c’est toute une histoire. Fière moustache et coupe de rocker, son président, Raynald Geiser détaille les critères: il y a d’abord les catégories de poils et de race (longs, mi longs, courts, les Orientaux et les gouttières). Les plus beaux gagnent des points et c’est ainsi que les chats «font carrière»… Mais il n’est pas si facile de décrocher ces points! Chaque animal doit se conformer à un type de beauté. Et on est aussi exigeant avec la présentation des bêtes qu’avec celles des courtisanes de la Cour de Louis XIV. «Trop de poudre!» commente mystérieusement un juge en agitant un plumeau au-dessus d’un Persan. «Trop de poudre!» L’oracle de la Pythie est accueilli avec consternation par les éleveurs concernés. Basée à Genève, Annemarie Stahnke élève un chat en vogue, le Norvégien. C’est une bête rustique qui aime le mouvement, et qui serait très à la mode. «J’ai commencé l’élevage en arrivant à la retraite, explique-t-elle. Je n’ai pas d’enfants et du temps. A la longue, le milieu des éleveurs devient comme une famille.» Annemarie parcourt donc les expositions, même si elle n’élève que quelques félidés par an. D’autant moins qu’elle ne peut pas se résoudre à se débarrasser des femelles qui ne peuvent plus porter. «Après huit ou neuf ans passés ensemble, on ne peut pas les abandonner», explique-t-elle avec gravité. Qui a dit qu’une expo sur les chats était ringarde? Pas du tout! Il s’y passe beaucoup de choses. Prenez cette scène: une éleveuse plaque un téléphone sur une cage. Au bout du fil, on entend un miaulement et la dame commente: «Ta maman te parle, non tu n’es pas abandonnée!» Dans la cage, un matou pas stressé pour deux sous, se retourne sur le flanc comme une crêpe. On vient en famille à l’exposition, ce qui peut poser des problèmes. «J’ai accepté de venir avec ma mère, dit Maïlys, onze ans, d’un ton souverain, car j’aime les animaux. Ici, ils bougent, pas comme au musée.» Aimerait-elle avoir un chat? «- Oui, j’aimerais bien! Mais maman…» A côté, maman précise qu’elle aime voyager! (TDG)

Créé: 01.02.2015, 19h03

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