Presque sans ennemi, le vélo fonce vers un sacre national

Votation du 23 septembreÀ Genève comme ailleurs, seule l’UDC refuse d’inscrire la petite reine dans la Constitution fédérale.

Pour le Vert Alfonso Gomez, président de Pro Vélo Genève, «il est important que le vélo trouve sa place dans notre Constitution».

Pour le Vert Alfonso Gomez, président de Pro Vélo Genève, «il est important que le vélo trouve sa place dans notre Constitution». Image: Sébastien Anex

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Le Comité unitaire genevois «Oui au vélo dans la Constitution!» réunit large. Très large même. Du TCS à Pro Vélo, du Parti socialiste au Parti libéral-radical, tous militent pour que les citoyens suisses acceptent, le 23 septembre, de confier à la Confédération la possibilité de soutenir les cantons et les communes dans la planification des réseaux de voies cyclables. Ce qui est exactement ce que fait la Berne fédérale pour les sentiers pédestres depuis quarante ans.

Aux Chambres fédérales comme à Genève, l’unique adversaire de cette adaptation de la Constitution suisse est l’UDC.

Moins de 2 millions par an

«Il est important que le vélo trouve sa place dans notre Constitution car la Suisse est à la traîne, principalement en raison du manque d’infrastructures permettant de sécuriser les parcours à vélo», a expliqué lundi le Vert Alfonso Gomez, président de Pro Vélo Genève. Et de rappeler que si le consensus est aussi large, c’est que l’objet soumis au peuple est un contre-projet – fruit d’une négociation – à une initiative populaire lancée sous l’impulsion de Pro Vélo. Le Conseil fédéral estime que cette nouvelle tâche aura un coût d’environ 1,8 million de francs par an.

« Il faut que les gens se sentent en sécurité derrière leur guidon, ce qui n’est pas le cas actuellement à Genève»

La socialiste Caroline Marti, vice-présidente de l’ATE Genève, a ensuite décliné tous les effets attendus de cette avancée pour la promotion du vélo: pour l’environnement, pour la santé et pour l’aménagement du territoire en raison du peu de place que prennent au sol les pistes ou bandes cyclables. «À Genève, 50% des déplacements en voiture font moins de 5 kilomètres, a-t-elle indiqué. Cela montre que l’on a une belle marge de progression.»

La faiblesse du réseau genevois

Le PLR Rolin Wavre, membre du comité de Pro Vélo, a insisté de son côté sur le fait que l’amélioration des conditions de pratique du vélo profitera aussi au tourisme, améliorant son offre. Quant à l’appui manifesté notamment par le TCS, il l’explique aisément: «Tout transfert de trafic automobile vers le vélo permet de fluidifier le trafic. Mais pour qu’il y ait report, il faut que les gens se sentent en sécurité derrière leur guidon, ce qui n’est pas le cas actuellement à Genève. Le réseau cyclable n’y est pas suffisamment continu.»

Un avis confirmé par Joël Vellas, président de l’association 2Roues Suisse, section de Genève: «Les deux-roues motorisés et les automobilistes ont tout intérêt à un oui massif le 23 septembre, a-t-il conclu. Car la séparation des flux de modes de circulation leur permettra de circuler plus aisément.» (TDG)

Créé: 03.09.2018, 18h36

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