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Le président du PLR en lice pour le Conseil d’Etat

Le député PLR Alexandre de Senarclens veut figurer sur le ticket des candidats au Conseil d’Etat.

Pour Alexandre de Senarclens, la réforme de l’imposition est une priorité, «pour soulager nos PME».
Pour Alexandre de Senarclens, la réforme de l’imposition est une priorité, «pour soulager nos PME».
Laurent Guiraud

Les candidats au Conseil d’Etat fleurissent au PLR. Après Nathalie Fontanet, c’est le président et député Alexandre de Senarclens qui veut rejoindre le magistrat sortant Pierre Maudet. Président depuis deux ans et demi, député depuis deux ans, l’homme reste peu connu. Interview.

Alexandre de Senarclens, pourquoi être candidat au Conseil d’Etat?

Par idéal, par passion pour un canton fascinant qui doit entamer et réussir des changements cruciaux! Je pense naturellement à l’adaptation du cadre économique des PME liée à la réforme de l’imposition (RIE 3). Il y a aussi la formidable opportunité de faire de Genève un centre dédié aux nouvelles technologies. Nous avons de sérieux atouts dans ce domaine. En ce sens, il faudra adapter nos écoles et l’enseignement. Le développement des nouvelles technologies nous permettra aussi de reprendre le contrôle des coûts de la santé, par exemple via le dossier médical unique. Il faut aussi réformer la Fonction publique, qui doit passer d’une culture du contrôle à celle de la confiance.

Vous êtes un nouveau venu en politique. N’êtes-vous pas surtout candidat parce que les poids lourds du parti ont renoncé?

Ma candidature ne vient pas de nulle part. Je suis membre du PLR depuis 2003, membre de la direction depuis 2010, député depuis deux ans. Durant ma présidence, j’ai démontré que je savais écouter, rassembler et imprimer ma marque sur de nombreux dossiers. Sur RIE 3 par exemple, j’ai été un interlocuteur important pour le Conseil d’Etat en défendant au PLR une convention interpartis équilibrée sur RIE 3! Ce projet est désormais un exemple à suivre au niveau de la Confédération. Il me semble que cette absence de dogmatisme serait un atout dans un gouvernement de coalition. Par ailleurs, conseillant comme avocat des PME depuis 20 ans et indépendant depuis dix ans, je comprends bien les attentes du tissu économique genevois.

Tout cela est bien consensuel… Vous êtes sûr d’être PLR?

Evidemment! Si être de droite consiste à penser que l’Etat ne peut pas tout faire et qu’il doit fixer un cadre à la société, je suis de droite. Et pour être plus précis, je me situe dans la tradition genevoise d’une droite libérale et ouverte au monde.

En 2013, le PLR frôlait les 23% et a fait élire deux conseillers d’Etat. Ce n’est pas un peu ambitieux d’en présenter trois?

C’est ambitieux, mais réaliste. Les résultats des élections cantonales sont bons pour le PLR partout en Suisse. Les élections municipales et fédérales, nous ont renforcés. Nous devrions suivre le même chemin pour les cantonales et l’élection de cinq membres de l’Entente au gouvernement lui donnerait plus de cohérence.

Un des problèmes de cette législature a été la division du Grand Conseil en trois blocs avec des votes acquis à la roulette russe. Les citoyens ont vu les limites de ce système. Ils donneront cette fois une majorité à droite. Bien sûr, cette législature n’a pas été perdue dans tous les domaines. Les chiffres de la sécurité portée par Pierre Maudet sont excellents, le désenchevêtrement des tâches avec les communes de François Longchamp avance. Les crédits pour la rénovation de la Genève internationale ont été votés. C’est un point crucial pour l’avenir de Genève. Au demeurant, le bilan de l’Entente est bon sur la RIE 3 cantonale, la mobilité ou la traversée du lac.

Mais le dossier des salaires de la Police judiciaire en main de Pierre Maudet est passé à Mauro Poggia et François Longchamp négocie avec les communes sans grands résultats…

Je maintiens que nous pouvons être fiers du travail de nos magistrats et de leurs accomplissements.

Entre RIE 3, la réforme de la caisse de pension, le désendettement, le maintien des prestations publiques, quels dossiers de la prochaine législature sont prioritaires?

La réforme de l’imposition s’impose pour soulager nos PME. La baisse de cet impôt sera certainement compensée rapidement. La deuxième priorité, c’est la pérennisation de la CPEG qui passe par un passage en primauté de cotisations. La dette va donc augmenter durant la législature. Raison pour laquelle, hors RIE 3, nous devrons réaliser des excédents budgétaires. Il faudra donc bloquer la croissance des charges et faire des choix sur les prestations. Ce ne sera pas facile, mais on ne peut pas raser gratis éternellement.

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