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La première «plastic attack» genevoise a eu lieu à Thônex

Ce mouvement né en mars en Angleterre dénonce les emballages plastiques inutiles. Une association veut multiplier les actions de ce type à Genève.

La «Plastic Attack» a eu lieu devant le magasin Migros pour dénoncer le suremballage.
La «Plastic Attack» a eu lieu devant le magasin Migros pour dénoncer le suremballage.
GEORGES CABRERA

Une «plastic attack». C’est le nom de l’action qui s’est déroulée ce vendredi devant le magasin Migros de Thônex. Elle s’inspire du mouvement du même nom lancé en mars en Angleterre pour dénoncer le suremballage des produits dans les grandes surfaces et son impact environnemental. Sur le trottoir de la rue de Genève, les clients étaient invités à retirer tous les plastiques superflus de leurs achats et signer une pétition demandant à Migros de proposer les produits M-Budget en vrac ou dans des emballages recyclés. Virginia et Émilie Tournier, les deux fondatrices de l’association Naries, qui lutte pour la biodiversité, ont l’intention de multiplier ces actions dans les mois à venir.

Cet après-midi aux environs de 15 h, les contenants laissés par les consommateurs remplissaient tout juste un chariot du supermarché thônésien. «Nous nous attendions à en collecter davantage, mais nous sommes vendredi et beaucoup de personnes rejoignent le parking directement par le magasin, sans passer devant notre stand», précise Émilie Tournier.

Parmi les clients abordés, la très grande majorité réagit «très bien», observent les deux jumelles. Plusieurs, au courant de l’action par les réseaux sociaux ou des proches, ont même pris les devants. «J’ai amené des tupperwares pour la viande et des sacs en tissu pour les légumes, explique Claudine, 62 ans, en déballant ses achats. Ce n’est pas très compliqué, il suffit de s’organiser un peu.» A sa droite, Sonia, 25 ans, a également apporté «une boîte pour de la farine ou le sucre» et des filets pour les produits frais. «À force d’être exposée à cette problématique sur les réseaux sociaux, je fais attention à mes déchets depuis quelques mois», confie la jeune femme.

Les sœurs Tournier, appuyées par de plus en plus de clients sensibles à cette cause, arriveront-elles à faire plier le géant orange? «Migros attache une grande importance à l’emballage, d’autant plus qu’elle détient sa propre industrie, répond le porte-parole de l’entreprise, Tristan Cerf, au courant de l’action. Partout où c’est possible, nous réduisons ou éliminons l’emballage et utilisons des matériaux plus écologiques, par exemple du papier provenant de sources durables (FSC) ou des sachets plutôt que des boîtes de conserve.»

Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir? «Nous étudions les écobilans des différents emballages pour décider de la solution retenue, détaille le porte-parole. En passant des boîtes en carton aux sachets en plastique fins, Migros a par exemple réduit de 65% l’impact environnemental de l’emballage du quinoa bio. Certes, un kilo de plastique pollue davantage qu’un kilo de verre ou de carton, mais les emballages en plastique nécessitent souvent beaucoup moins de matériau que ceux en verre, en carton ou en papier. Ils sont donc la plupart du temps bien plus légers, ce qui permet d’économiser des ressources et de réduire la pollution liée au transport.»

Quant à la généralisation du vrac, Tristan Cerf émet des réserves. «Certains produits frais non protégés par des emballages et manipulés par des centaines de mains peuvent rapidement devenir impropres à la vente et à la consommation», signale-t-il. Une expérience pilote pour la vente en vrac de riz, de légumineuses et de fruits secs est actuellement menée à Balexert.

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