À Pregny-Chambésy, deux petits défient l’ogre PLR

Commune par commune 2/12Le PLR va-t-il conserver sa domination au soir du 15 mars? C’est l’un des enjeux de ces élections.

Mairie de Pregny-Chambésy (photo d'illustration).

Mairie de Pregny-Chambésy (photo d'illustration). Image: Laurent Guiraud

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Ancien fief radical, Pregny-Chambésy l’est resté après la fusion avec les libéraux. Le PLR tient donc la Commune, avec une très forte représentation au Conseil municipal. Va-t-il la conserver au soir du 15 mars? C’est l’un des enjeux de ces élections. Car, pour la course au Conseil administratif, les jeux sont faits.

Les trois membres de l’Exécutif repartent pour un tour et personne ne vient les défier, contrairement au scrutin de 2015. L’élection sera donc tacite. Le Conseil administratif sera composé de deux PLR, Isabelle Rasmussen et Philippe Schwarm, ainsi que de Philippe Pasche.

Ce dernier avait été élu sous la bannière de l’Entente communale. Il rempile sous celle du PDC. Il ne faut pas y voir un acronyme local, il s’agit bien du parti démocrate-chrétien. Cette affiliation est une manière d’obtenir des relais dans les discussions extra-communales, explique-t-on. La présence du PDC est une première sur ces terres.

Au Conseil municipal, le PLR occupe treize sièges sur dix-neuf. Il en a gagné deux il y a cinq ans, profitant de la sortie de piste du MCG. Cette dotation est un peu surfaite par rapport à sa force réelle (60% des votes). Même en conservant son assise électorale, il pourrait donc perdre des plumes. Il présente quatorze candidats dans un esprit de continuité, puisque dix d’entre eux sont déjà élus.

Deux petits partis vont tenter de grignoter cette hégémonie. Le PDC, trois sièges aujourd’hui, présente cinq candidats, dont quatre femmes. L’Alternative, trois sièges, lance aussi cinq candidats. Chacun d’eux espère ravir un siège de plus.

Si la commune vit sous des cieux cléments, il y a tout de même des sujets d’irritation. La densification larvée de la zone villas en est un, et la manière de l’endiguer sera un des enjeux de la législature, au risque de diviser certains partis.

Le refus par le Municipal de financer la piscine de Meyrin a lui aussi mal passé. L’Alternative est revenue sur ce qu’elle considère comme une pingrerie d’un autre âge en lançant une initiative. De quoi animer la campagne.


Les chiffres

  • Population: 3690 habitants
  • Sièges à pourvoir: 19 au Municipal. L’Exécutif est élu tacitement
  • Dépense/hab. par année: 3227 francs
  • Budget 2020: 14,35 millions

Créé: 30.01.2020, 11h34

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