Les P+R en France voisine ont le soutien des écolos

MobilitéActif-trafiC, l’Association transports et environnement et l’APiCy encouragent les Genevois a voté oui au cofinancement des parkings relais.

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Photo d'illustration. Image: Lucien Fortunati

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Le 18 mai, les Genevois devront s’exprimer sur le cofinancement cantonal de cinq parkings relais (P+R) en France voisine. Actif-trafiC, l’Association transports et environnement (ATE) ainsi que celle des piétons et des cyclistes du Pays de Gex (APiCy) ont réunis la presse de manière «apolitique» ce lundi matin afin de faire accepter le crédit de 3 millions de francs pour financer ces infrastructures.

Pour les trois associations écologistes, l’objectif est d’opérer un transfert modal de la voiture vers les transports en commun ou la mobilité douce. Dans ce processus, «les P+R sont une étape de transition vers un changement de comportements, souligne Thibault Schneeberger, d’actif-trafiC. A condition qu’ils soient bien situés et bien desservis par les transports publics». Les cinq ouvrages visés par le vote du 18 mai ont l’avantage d’être situé «en périphérie de l’agglomération». Deux seront situés à Annemasse, gare du futur RER franco-valdo-genevois, le CEVA. Un troisième verrait le jour à la gare de Saint-Julien, terminus du futur tram. Et les deux derniers à Veigy et Valleiry, destinations reliées par les bus G et D.

Un deuxième argument est financier. «Genève ne payerait que le 46,7% de ces ouvrages, les collectivités françaises prendront en charge le reste de la construction ainsi que l’entretien des P+R», continue Thibault Schneeberger. «Sans compter que le prix du terrain est bien meilleur marché de l’autre côté de la frontière», souligne Thomas Wenger, président de l’ATE.

Les associations ont illustré la situation par quelques chiffres: les frontières du canton sont traversées quelque 550 000 fois par jour. Côté vaudois, largement desservi par les CFF, 33% des pendulaires se rendent à Genève en transports en commun, contre 5% seulement du côté de Saint-Julien, par exemple. Pendant ce temps, en Ville de Genève, 41% des ménages ont abandonné la voiture. «La construction de P+R en France voisine est un maillon de la chaîne de la mobilité, un vote contre remettrait toute la chaîne en question», conclut Thomas Wenger. (TDG)

Créé: 28.04.2014, 16h24

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