Des potagers pour unir requérants et habitants

VernierA Vernier, les élus planchent sur un projet qui ferait le lien entre le foyer des Tattes et le quartier voisin.

Le foyer des Tatte,à Vernier.

Le foyer des Tatte,à Vernier. Image: Olivier Vogelsang

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Des tomates et des salades cultivées à la fois par des habitants et par des demandeurs d’asile? Une parcelle vide aux Tattes, propriété de la Confédération, donne des idées aux élus verniolans. Mardi, le Conseil municipal a accepté d’étudier une motion proposant d’y installer des jardins potagers, destinés au foyer de requérants mais également aux habitants du quartier tout proche, l’Esplanade.

La motion émane de deux élus locaux, l’UDC Christina Meissner et l’indépendant Sébastien Ruffieux. Dans sa proposition, le duo regrette que l’immense parcelle ne soit qu’une prairie traversée par un petit chemin. «Cela fait des années qu’elle semble dépourvue de rôle particulier si ce n’est de permettre à quelques chiens de se dégourdir les pattes. N’y a-t-il pas lieu de lui trouver un rôle plus productif?»

Avec des jardins urbains, cette mission pourrait être non seulement agricole, mais surtout sociale, puisque requérants et habitants des immeubles pourraient s’y rencontrer. «Dans un potager, les jardiniers se côtoient puisque chaque parcelle est ouverte sur sa voisine, précisent les motionnaires. Il n’y a pas de cabanon ou d’infrastructure lourde.»

Le jardinage permettrait également aux requérants d’égayer leur quotidien. «Les réfugiés ne sont pas autorisés à travailler, rappellent les auteurs. Certains se sentent de ce fait souvent démunis et apprécieraient d’avoir une activité. Créer un potager urbain leur permettrait de jardiner à deux minutes à pied de chez eux, de cultiver leurs propres fruits, légumes ou fleurs, de se retrouver et de rencontrer leurs voisins dans un lieu convivial.»

Les auteurs de la motion demandent ainsi à leurs magistrats d’étudier la création de ces jardins, qui s’accompagnerait d’une animation sociale «afin de sensibiliser les utilisateurs». Lors du Municipal, leur proposition a reçu un écho favorable: les élus ont accepté à l’unanimité d’étudier cette idée en commission.

Celle-ci plaît également à l’Hospice général, dont dépend le foyer des Tattes. «D’autres projets du même type se préparent ailleurs dans le canton», précise Bernard Manguin, porte-parole. Une telle expérience, «qui fonctionne très bien», est déjà menée depuis 2010 au foyer d’Anières, en partenariat avec l’école de Lullier. Chloé Dethurens (TDG)

Créé: 22.04.2013, 07h35

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