Un potager géant pousse dans une cour d’école en plein centre-ville

Nature en villeLa Haute École du paysage a installé un potager sur son esplanade. Il rassemble 40 espèces de légumes, fruits et herbes aromatiques

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

C’est un petit poumon vert en plein cœur de la ville. La Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia) a inauguré hier son premier potager urbain bio, installé dans la cour de l’école dans le quartier de la Servette. Les laitues «Grasses de Morges» côtoient des fraises, des haricots nains, du thym. Quinze sortes de légumes, quarante variétés de plantes au total. Elles sont toutes cultivées hors-sol, les pieds enracinés dans de grands sacs en textile. «C’est une technique répandue au Canada notamment mais encore peu utilisée en Suisse», explique Sophie Rochefort, responsable de la filière agronomie et en charge du projet. Et visiblement, les plantes aiment ça: «Tout pousse plus vite que prévu! Grâce à cette technique mais aussi grâce aux pluies abondantes et au microclimat de la terrasse, qui est bien exposée.» Le système d’irrigation se fait au goutte-à-goutte, pour économiser l’eau, et il se déclenche seulement s’il n’a pas plu.

Le potager apporte un peu de couleurs et de senteurs au béton carcéral de l’esplanade. Mais l’esthétique n’est de loin pas son seul intérêt. «Cela nous permet de remettre en contact l’urbain avec la terre, de créer des liens sociaux, indique la responsable. De plus, les fruits et légumes sont majoritairement des variétés anciennes, pour promouvoir ce patrimoine.» Favoriser également la biodiversité car le potager est une source supplémentaire pour les pollinisateurs. Ce projet offre encore un nouvel espace pédagogique, continue Sophie Rochefort. «Nous allons observer l’évolution des espèces en milieu urbanisé, étudier la qualité alimentaire des produits et les techniques de production.» Le potager sert aussi de sujet d’études. Une étudiante analyse actuellement le rendement du potager en comparant la croissance de ses plants de fruits rouges avec des plants en campagne, et mesure le niveau de pollution.

Justement, fruits et légumes urbains sont-ils réellement comestibles? N’ont-ils pas la pulpe bourrée de polluants? «Des recherches ont indiqué qu’il faut une zone tampon de 5 à 10 mètres entre la route et le potager. Avec le nôtre, c’est le cas.» Enfin, ce sont des étudiants qui se chargent de l’entretien et de la vente des récoltes, réservée pour l’instant aux seuls usagers de l’école.

Créé: 07.07.2016, 20h33

Articles en relation

A l’hepia, le solaire sert de cobaye aux étudiants

Education Une vingtaine de panneaux sert de laboratoire. Elle pourrait aussi permettre d’alimenter les micro-ondes de l’école. Plus...

A l’Hepia, on prépare la guerre des champignons

Environnement Pour combattre les champignons qui tuent nos arbres, on pourrait à l’avenir utiliser d’autres champignons. Plus...

Les idées de l’Hepia inspirent Doris Leuthard

Avenir «Demain? La Suisse». Après avoir lancé un concours sur ce thème, la conseillère fédérale participait lundi à un atelier à Genève. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Genève éteint ses lumières le 26 septembre
Plus...