Les policiers de la Ville s’ouvrent au grand public

ManifestationLes municipaux montrent mercredi leur savoir-faire dans les locaux du boulevard Helvétique.

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Chloé a préféré les bonbons. Victor le contrôle d’un toxicomane. «Elle n’avait pas compris que c’était factice», explique la maman. Mercredi après-midi, les policiers municipaux ont ouvert leurs locaux du boulevard Helvétique au public. «L’objectif de cette manifestation, explique le conseiller administratif Guillaume Barazzone, est d’expliquer les actions de ce service, qui compte maintenant 200 agents en Ville et a reçu de nouvelles missions de police depuis la nouvelle loi.»

Dès 14 h, le public a eu le choix des animations. Il a pu assister à divers exemples d’interventions de rue, dont celle qui a fichu la trouille à Chloé, visiter la centrale d’alarme qui filtre les quelque 200 appels par jour adressés au numéro d’urgence 022 420 22 22. Une rue plus loin, on pouvait faire du vélo ou du Segway et suivre les techniques d’intervention des agents à vélo. Saviez-vous qu’on pouvait utiliser un deux-roues comme bouclier et moyen d’immobilisation? Le programme est chargé et les enfants sont ravis. L’extase monte d’un cran quand les agents les laissent menotter leurs parents, puis les libérer. Mais dans la réalité, les interventions ne se passent pas toujours aussi bien: «En moyenne, environ une fois par semaine, nous devons faire usage de la force», note le premier lieutenant Louis Boldrini. «Un usage proportionné et le moins possible», souffle Guillaume Barazzone, qui s’inquiète qu’on prenne ses agents pour des Rambo.

Hasard des rencontres, voici Andréa, une journaliste brésilienne venue avec sa fille de 5 ans. Pendant qu’Ana Taïs saute de vélo en vélo, la maman?s’explique: «Je suis venue pour donner à ma fille un exemple concret du travail des policiers. Sinon, on parle toujours de la sécurité en noir et blanc.» Parmi les parents, certains aiment bien le noir et blanc. L’un raconte comment, à vingt ans, il a cassé l’épaule d’un ami et lui a fait sauter deux dents, suite à une attaque simulée. Puis il embraye sur un autre fait d’armes: «Mais quand le gars est au sol, vous ne pouvez pas le frapper, non?» termine-t-il en s’adressant aux agents. «Euh, non», lui répond-on. On sent le quidam un poil déçu.

C’est la deuxième fois que les policiers municipaux ouvrent leurs locaux au public. En 2015, la manifestation avait attiré un millier de participants.

(TDG)

Créé: 18.10.2017, 19h49

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