Plan-les-Ouates veut aussi son téléphérique

L'Insolite des communes L’étude d’une liaison par câble est demandée à l’Etat pour désenclaver les Cherpines.

Photo d'illustration

Photo d'illustration Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La créativité de Luc Barthassat, notre ministre cantonal des Transports, donne des idées à certains. En 2014, alors fraîchement élu, le magistrat PDC demandait à ses services d’examiner les possibilités de tendre un câble entre le centre-ville et Veyrier afin d’ouvrir une ligne de téléphérique. Chacun est libre d’y croire, mais à Plan-les-Ouates, on veut en profiter.

Ainsi, une résolution des Verts, signée par à peu près tout ce que la commune compte d’élus, figurait à l’ordre du jour du dernier Conseil municipal. Forcément, elle a été acceptée à la quasi-unanimité (un frondeur s’est abstenu).

En somme, le message est le suivant: puisque l’Etat étudie la «faisabilité» d’une télécabine, autant y intégrer Plan-les-Ouates. Pour aller où? A partir de la zone industrielle (ZIPLO), on survolerait le quartier des Cherpines jusqu’à Confignon, puis les Evaux. Quoi de mieux que prendre le téléphérique pour aller faire un tennis?

Plus sérieusement, les élus locaux et les associations d’habitants craignent que, lorsque les habitants auront pris possession des 3000 logements prévus aux Cherpines, le chemin du Pont-du-Centenaire se révèle inadapté aux flux motorisés. Sans entrer dans le débat, y a-t-il vraiment quelqu’un pour croire qu’une ligne de télécabine enjambera le coteau? «C’est peut-être un moyen de faire bouger les lignes, note Thierry Durand, conseiller administratif écologiste en charge de la Mobilité. On a en tout cas un problème objectif de liaison entre les Cherpines et Confignon.»

Quoi qu’il en soit, les élus de Plan-les-Ouates ont modifié leur résolution suite à un bref débat. Si la première version du texte prévoyait que la Commune participe aux frais d’une éventuelle étude réalisée par le département des transports, les conseillers municipaux ont finalement retiré cette phrase de leur projet. A l’Etat de payer! Nul doute qu’ils ont ainsi maximisé leurs chances de réussite. (TDG)

Créé: 27.09.2015, 17h57

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

En droit suisse, un homme ne peut être violé
Plus...