«Il n'y a pas de plan B pour la Nouvelle Comédie»

Conseil municipalLa menace qui pèse sur le cofinancement par l’Etat du nouveau théâtre fait craindre le pire à Rémy Pagani et à Sami Kanaan.

Maquette du projet de la Nouvelle Comédie.

Maquette du projet de la Nouvelle Comédie. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le projet de la Nouvelle Comédie, qui doit s’ériger sur le site de la future gare CEVA des Eaux-Vives, est en danger. Mardi devant le Conseil municipal, les conseillers administratifs Sami Kanaan et Rémy Pagani ont reconnu que le récent refus de la Commission des travaux du Grand Conseil de cofinancer le nouveau théâtre avec la Ville de Genève mettait en péril l’ouvrage.

«Nous avons obtenu l’autorisation de construire il y a une semaine et demie, a tout d’abord indiqué Rémy Pagani, responsable des travaux, répondant à une question du socialiste Pascal Holenweg. Le problème, c’est que nous devons coordonner le lancement de ce chantier avec celui du CEVA. Si nous ne le faisons pas avant juin 2016, il sera extrêmement difficile de le faire après.»

Blocage total

Si la plénière du Grand Conseil suivait l’avis de sa commission en décembre, c’est en réalité l’entier du financement qui disparaîtrait. Car si le Conseil municipal a bien accepté un crédit de 98 millions en juin, il l’a assorti d’une condition: il ne sera effectif que si le Canton met les 45 millions promis. Et comme la majorité de droite du parlement cantonal dit refuser de financer le projet tant que le désenchevêtrement des tâches entre l’Etat et les communes n’avancera pas, tout est bloqué.

«Il n’y a pas de plan B, a poursuivi Sami Kanaan, en charge de la Culture. Il est impossible de ficeler le dossier de la répartition des tâches en quatre semaines. Cette manière de faire n’est pas correcte.»

25 postes de pompiers

Le Municipal a ensuite entamé un long débat sur un renforcement conséquent des effectifs du Service d’incendie et de secours (SIS), dépendant du PDC Guillaume Barazzone. La droite et le MCG demandaient en urgence 25 postes supplémentaires de pompiers (3,25 millions en trois ans à partir de 2015) et le réaménagement des casernes du Vieux-Billard, des Asters et de Frontenex (600 000 francs). Ces nouvelles dépenses devront être compensées par des économies ailleurs.

Droite et MCG voulaient un vote immédiat, sans étude en commission. Pour la gauche - mais également pour le Conseil administratif, dixit Sandrine Salerno - c’était inadmissible et guère prudent. Et d’autant plus surprenant que cette même majorité avait renvoyé au Conseil administratif sans l’étudier le projet de budget 2016.

Après une interminable guerre des tranchées, la droite l’a emporté. La gauche a obtenu un troisième débat, mais la majorité a imposé une nouvelle séance, qui s’est tenue après 23 heures. Ce nouveau débat n'aura rien changé. L'Entente, l'UDC et le MCG ne se sont pas désunis et ont pu emporter chaque vote, amendements compris, par quelques voix d'écart.

Il n'est toutefois pas certain qu'on en restera là. La surveillance des communes sera vraisemblablement saisie par des élus de gauche. Selon Vera Figurek, d'Ensemble à Gauche, toutes les décisions prises après minuit seront annulées. La conseillère municipale assure qu'il n'était pas possible de poursuivre. S'agissant d'un nouveau jour, le Conseil municipal aurait dû être convoqué cinq jours à l'avance et informé du programme. A vérifier. (TDG)

Créé: 07.10.2015, 11h24

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Harcèlement: la parole des femmes se libère
Plus...