Pierre Maudet au Conseil fédéral: le divin casse-tête du PLR

Elections cantonales Si le conseiller d'Etat est élu à l’Exécutif fédéral, son parti devra remplacer sa locomotive électorale. Petit tour des papables.

Le PLR dispose d'une foule de papables pour remplacer Pierre Maudet comme candidat au Conseil d'Etat, mais tous jouent la prudence pour l'instant.

Le PLR dispose d'une foule de papables pour remplacer Pierre Maudet comme candidat au Conseil d'Etat, mais tous jouent la prudence pour l'instant. Image: Keystone

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Attention! Un grand bonheur peut parfois cacher un gros souci. Si le 20 septembre l’Assemblée fédérale désignait finalement Pierre Maudet pour succéder à Didier Burkhalter, son parti cantonal serait aux anges, mais aussi un tout petit peu ennuyé. Car il lui faudrait fissa modifier ses plans pour affronter l’élection du Conseil d’Etat sans son candidat vedette, jusque-là chouchou de l’électorat. Le PLR a évidemment prévu l’éventualité et prendrait ses décisions très rapidement.

De fait, les papables libéraux-radicaux pour prendre le relais ne manquent pas. Ils s’appellent Philippe Morel (député), Olivier Jornot (procureur général), Cyril Aellen (député), Antoine Barde (député et maire d’Anières), Murat Julian Alder (député) ou encore Benoît Genecand (conseiller national). Tous restent toutefois extrêmement prudents. En résumé, ils ne disent – avec des nuances – pas non, mais pas oui non plus.

A deux, trois ou quatre?

C’est le cas de Cyril Aellen, qui est également vice-président du parti. «Je ne suis pas inquiet si nous enregistrons cette défection heureuse, assure-t-il. Nous aurons des candidats de valeur pour compléter la liste. Tout d’abord, les deux colistiers de Pierre Maudet, Nathalie Fontanet et Alexandre de Senarclens, restent désignés. Très vite, une nouvelle assemblée des délégués devra à nouveau voter sur le nombre de candidats. Puis, le cas échéant, choisir qui lancer en plus de nos deux représentants.»

Le député avait lui-même renoncé en début d’année à se porter candidat alors que beaucoup l’y poussaient. Et maintenant? «Je réexaminerai cela en temps voulu, répond-il. Je ne pensais pas avoir à me poser à nouveau cette question aussi rapidement. Même si cela reste pour l’heure très hypothétique.»

L’inconnue Jornot

Interrogé sur son éventuel intérêt, Olivier Jornot fait savoir «qu’il n’entend pas répondre à cette question». C’est laconique, mais cela n’a pas le poids d’un non clair et définitif. Le procureur général veut sans doute garder l’affaire à juger.

Philippe Morel, qui avait déjà fait acte de candidature en juin, est le plus transparent de nos interlocuteurs. «Mon intérêt et mon enthousiasme n’ont pas faibli, déclare-t-il. Je ne vais en tout cas pas dire que je renonce car des gens pourraient comprendre que j’ai été vexé de ne pas avoir été choisi par l’assemblée. Ce n’est pas le cas. Quelle que soit la nouvelle décision du PLR, je m’y plierai et resterai PLR.»

De son côté, le conseiller national Benoît Genecand affirme ne pas s’être encore posé la question: «Je ne veux pas porter la poisse à Pierre Maudet, dit-il. Attendons le 20 septembre! Au fond, ce n’est pas une réflexion très longue à mener. J’ai donc le temps.»

«Un peu précipité»

Egalement pressentis comme papables en début d’année avant de renoncer, Antoine Barde et Murat Julian Alder sont tout aussi hésitants. «Dans la mesure où la succession de Didier Burkhalter se jouera la semaine prochaine, c’est un peu précipité de me poser la question, s’étonne Murat Julian Alder. La fonction m’intéresse, bien évidemment, mais j’ai refusé de proposer ma candidature pour des motifs liés à ma carrière professionnelle. Cela reste valable, même si je me reposerai la question si Pierre Maudet accède au Conseil fédéral.»

Antoine Barde tient grosso modo le même raisonnement. «J’avais été approché et je n’ai refusé qu’après y avoir beaucoup réfléchi, explique-t-il. Eh bien, je me poserai à nouveau la question si les circonstances le nécessitent.»

En résumé, aucun des candidats PLR potentiels interrogés ne ferme totalement la porte. Tous restent en embuscade, au cas où il faudrait réellement remplacer leur tête de liste. Ce n’est qu’une hypothèse car, comme le reconnaît Pierre Maudet lui-même, il n’est pas le favori de l’élection du 20 septembre.

(TDG)

Créé: 13.09.2017, 19h44

L’élection du 20 septembre

Le mercredi 20 septembre au matin, l’Assemblée fédérale, composée de 246 élus, élira le successeur de Didier Burkhalter. Le 1er tour de scrutin débutera vers 8 h 30.

Les trois candidats officiels du PLR sont la Vaudoise Isabelle Moret, le Tessinois Ignazio Cassis et le Genevois Pierre Maudet. Mais d’autres noms pourraient surgir.

Au premier tour, personne n’est éliminé. Au deuxième tour, celui qui a moins de dix voix. A partir du troisième, celui qui a le moins de voix. Pour être élu, il faut atteindre au moins la majorité absolue (124 voix). E.BY

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