Une pétition demande que l'histoire suisse soit mieux enseignée à l'école

ÉducationLe Nouvelle Société helvétique et un étudiant réclament un véritable cours sur l'histoire nationale, au lieu d'un «saupoudrage arbitraire»

Stefan Gisselbaek, étudiant en droit et initiateur de la pétition, Florence Kraft-Babel, élue municipale et membre du comité de la Nouvelle société helvétique, Corinne De Tscharner, membre du comité.

Stefan Gisselbaek, étudiant en droit et initiateur de la pétition, Florence Kraft-Babel, élue municipale et membre du comité de la Nouvelle société helvétique, Corinne De Tscharner, membre du comité.

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«Cette pétition a été lancée suite à un constat: au cours de mon cursus scolaire, je n'ai jamais eu de cours sur l'histoire de la Suisse, juste un saupoudrage. La première fois que j'ai reçu un enseignement cohérent c'était à l'Université!» Stefan Gisselbaek est étudiant à la Faculté de droit de Genève. Il a décidé de lancer une pétition pour demander que tous les élèves bénéficient, au cours de leur formation obligatoire, d'un enseignement chronologique et factuel de l'histoire suisse et genevoise et s'est associé pour cette action à la Nouvelle Société helvétique.

Celle-ci est née en 1912, à l'aube de la Première Guerre mondiale, à une époque où la cohésion de la Suisse était menacée. Elle participe à la vie politique nationale et s'efforce de promouvoir le rayonnement de la Suisse et de conserver son patrimoine à travers des publications et des événements. «La Société fête ses 100 ans et c'est l'occasion de lancer diverses actions, notamment pour la démocratie», rapporte Florence Kraft-Babel, membre du comité et élue PLR en Ville de Genève. La pétition tombe aussi à pic, en cette année de bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération.

La Nouvelle Société helvétique a étudié le Plan d'étude romand, qui vise à des cours harmonisés en Suisse romande, et dresse le constat suivant: «Il n'y a pas de définition précise sur ce que les élèves doivent savoir en fin de scolarité sur ce sujet, l'enseignant choisit comment l'aborder et donc les élèves ont une connaissance totalement arbitraire de l'histoire suisse, ils n'ont aucune base commune!» déplore Corinne de Tscharner, membre du comité.

Des connaissances dans ce domaine sont pourtant indispensables, soutient Stefan Gisselbaek. «Pour exercer ses droits politiques, le citoyen doit connaître l'histoire de son pays ainsi que l'évolution et le fonctionnement des différentes institutions, aux différents niveaux (fédéral, cantonal, communal), sur lesquels il est appelé à donner son avis. L'histoire est le terreau dont se nourrissent les citoyens pour leurs prises de position.» (TDG)

Créé: 06.02.2014, 16h31

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