Le petit cookie venu des Etats-Unis devient 100% helvétique

Michaël Graisier vend ses produits artisanaux dans le pop-up store de Plainpalais.

Michael’s Cookies, qui vend des biscuits artisanaux, investit le pop-up store de la rue du Diorama jusqu’à samedi. Miam.

Michael’s Cookies, qui vend des biscuits artisanaux, investit le pop-up store de la rue du Diorama jusqu’à samedi. Miam. Image: LAURENT GUIRAUD

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Sur sa table de cuisine improvisée dans le pop-up store de la rue du Diorama qu’il occupe jusqu’à samedi, tout est très bien organisé. A gauche, les ingrédients – 2 kg de chocolat Favarger, 5 kg de farine, 1 kg de beurre… Michaël Graisier sépare avec soin le blanc d’un jaune d’œuf, verse les aliments précautionneusement dans le mélangeur-batteur professionnel, sans tacher son élégant tablier. Le jeune trentenaire aux cheveux rangés sur le côté n’a pas tellement la dégaine d’un cuisinier. Pas étonnant, puisque, après avoir arrêté ses études à la Haute Ecole de gestion, il s’est lancé dans une formation en marketing, avant de profiter d’une période de chômage pour réfléchir à ce qu’il voulait «vraiment faire» de sa vie. Puisqu’il «aime manger», il opte pour la restauration. Chez Pouly, il ne restera pas longtemps vendeur de jus de fruits: il prend le poste de manager, aide le boulanger à mettre en place une dizaine de points de vente. «Puis plutôt que de développer des projets pour les autres, je me suis dit que je pouvais le faire pour moi.»

Parmi ses nombreuses idées de concepts qu’il conserve pour plus tard – ouverture d’un bar à mozzarella, pourquoi pas d’un bar à fromages ou à tartines et bruschettas – les cookies artisanaux remportent la mise. Avant d’investir pour une semaine les locaux de cette arcade temporaire à Plainpalais, il teste un tas de recettes dans sa petite cuisine de Genthod, met au point sa formule personnelle, qui se décline en diverses variations gustatives – le chocolat blanc et cranberries remporte la mise. Au niveau des produits, Michaël Graisier fait le pari du local. «La farine vient du moulin de la Vaux, à Aubonne, les œufs de Céligny, le chocolat Favarger de Versoix…» Pour le beurre, le classique helvétique qui se trouve sur les étals des grandes surfaces obtient ses faveurs. «J’en ai essayé plusieurs, mais c’est vraiment le meilleur. C’est un élément clef de la recette, essentiel au niveau de la texture.»

Le jeune entrepreneur – «Je suis prêt à me lancer dans tout ce qui touche aux bons produits» – espère bientôt intégrer quelques marchés, comme celui des Grottes, puis ouvrir son arcade à l’automne. Pour cela, il mise sur le crowdfunding: une manière de poursuivre sa quête du local jusque dans le financement participatif. Chacun peut ainsi contribuer selon ses possibilités. Avec à la clef une contrepartie savoureuse: à partir de 200 francs de don, Michael’s Cookies promet un biscuit par jour à vie.

Michael’s Cookies Jusqu’au sa 2 juillet de 9 h à 20 h, 2, rue du Diorama.

(TDG)

Créé: 30.06.2016, 17h58

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