Le personnel d’entretien des WC publics se met en grève

Ville de GenèveLe Département de l’environnement urbain assure que les toilettes seront nettoyées.

Toilettes publiques à la Pointe de la Jonction.

Toilettes publiques à la Pointe de la Jonction. Image: Laurent Guiraud

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Nouveau conflit social dans le nettoyage à Genève. Après les travailleuses d’Orgapropre en janvier, une douzaine d’employés de la société Onet SA, qui œuvrent à l’entretien des toilettes publiques en ville de Genève, se sont mis en grève. Ils dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail, devenues «insupportables». Ils demandent notamment à leur employeur de ne plus recourir à une flexibilisation de leur temps de travail en instaurant des contrats à temps plein de 43 heures par semaine, mais aussi un respect des plannings, pas de travail abusif le dimanche et des équipements de protection individuelle suffisants. Les grévistes réclament également «la réintégration d’un de leurs collègues licencié durant les discussions avec la direction».

Une action de protestation a été organisée lundi matin devant les locaux de l’entreprise, à Carouge. «Comme Onet refuse toute négociation, les travailleurs réunis en assemblée ont décidé à l’unanimité d’un mouvement de grève qui sera reconduit mardi», explique la secrétaire syndicale du SIT Merita Elezi, dénonçant «l’incroyable mépris» de la direction d’Onet SA.

Toilettes toujours ouvertes

Face à des négociations au point mort, les travailleurs en ont appelé à la Ville, cliente d’Onet SA. Ils ont interpellé le conseiller administratif Guillaume Barazzone, chef du Département de l’environnement urbain et de la sécurité. «On attend une réponse de sa part. Il faut qu’il réunisse tous les parties concernées pour pouvoir entamer des négociations», insiste Merita Elezi. Le département, pour sa part, ne fait aucun commentaire. Il se borne à indiquer que «la Ville s’assurera que les toilettes publiques soient nettoyées et entretenues». Pas question donc de les fermer le temps que le conflit soit résolu. Le SIT dénonce le recours à des «casseurs de grève». «Onet a demandé à d’autres travailleurs engagés sur d’autres sites de venir nettoyer ces toilettes», dit Merita Elezi.

Contactée par différents biais, l’entreprise Onet SA n’a pas donné suite à nos sollicitations.

(TDG)

Créé: 11.02.2019, 19h47

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