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Se perdre, cet été, dans les grands espaces

Déconnecter durant au moins sept jours. Ici ou ailleurs. Voilà l’envie de nombreux Genevois

Le Vietnam est l’une des destinations rêvées pour passer des vacances paisibles. Loin, très loin des sollicitations incessantes du monde contemporain.
Le Vietnam est l’une des destinations rêvées pour passer des vacances paisibles. Loin, très loin des sollicitations incessantes du monde contemporain.
Reuters

L’image a fait le tour du monde. En file indienne, des alpinistes ont fait la queue pour s’immortaliser sur le «toit du monde», au sommet de l’Everest, en profitant d’une fenêtre météo clémente. Le tourisme aventureux fait-il encore sens? Où vont se rendre cet été les Genevois? Quelles sont les destinations à la mode, celles qui émergent, celles qui sont boudées?

Cette année, le maître mot, selon les responsables d’agences de voyages, c’est «déconnexion». C’est tout juste si le touriste ne va pas sciemment laisser son portable à la maison. Enfin… n’exagérons pas. Mais la semaine façon zen est très recherchée, dans la région comme au bout de la planète. Côté destinations exotiques, les grands espaces sont plébiscités. Les déserts de Namibie, les savanes de Tanzanie, du Botswana ou d’Afrique du Sud, les steppes de Mongolie, les glaces du Groenland ou encore les vastes prairies de Patagonie, là où le ciel semble plus immense qu’ailleurs.

Les voyageurs ont vraiment besoin de se ressourcer. De faire le vide. Et d’être libres de leurs choix, y compris celui de s’ennuyer une demi-journée pour mieux profiter plus tard. Les activités douces, du yoga au vélo en passant par les massages, sont recherchées, tout comme les découvertes culinaires locales. «Nous essayons aussi de proposer des pays peu connus», ajoute Hubert Vereecke, du voyagiste Au Tigre Vanillé, en montrant une superbe photo du lac Malawi.

Le temps de l’immersion

«Le Vietnam a très bien marché cette année», résume de son côté Frédéric Naef, directeur de Neos Voyages, une agence qui existe depuis vingt-deux ans. Le petit dragon asiatique a émergé depuis de nombreuses années. Le spécialiste explique que ce pays offre «un excellent rapport qualité-prix», avec de bons hébergements et des guides bien formés, souvent francophones, et des paysages à couper le souffle. «La clientèle apprécie aussi la souplesse dans l’organisation, permettant aux voyageurs de dynamiser leur séjour une fois sur place. Il est également possible de faire des randonnées à vélo accompagnées.»

Hubert Vereecke confirme la forte demande pour le Vietnam tout en déconseillant, de manière générale, le choix de «tracer» et de «cumuler les visites dans des sites historiques» comme si on devait empiler des trophées. «Nous proposons plutôt des immersions en ciblant une région précise d’un pays, avec la possibilité d’y rencontrer, par exemple, des artisans locaux», ajoute le responsable d’Au Tigre Vanillé. «Une longue discussion avec un viticulteur néo-zélandais ou sud-africain peut se transformer en souvenir plus enrichissant que la visite d’un énième temple», détaille Hubert Vereecke.

Point de chute

Beaucoup de portes peuvent être ouvertes par les guides. Réserver avec une agence permet de s’assurer ce service. «Sur place, résume Frédéric Naef, nous travaillons avec des agences reconnues.» En cas de besoin, ce sont elles qui vont recommander de renoncer à s’aventurer dans une région devenue soudainement dangereuse. Prenons le Mexique. Sur la fiche du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) détaillant les conseils aux voyageurs, de nombreux détails figurent parfois pour chaque région. La criminalité y est endémique et des villes autrefois paisibles, comme Veracruz, peuvent désormais être contaminées par les gangs. Mis à part les conseils d’un guide, connaissant par exemple très bien la culture maya, l’agence locale représente aussi un point de chute. Une base arrière. Cela rassure.

Ce lien maintenu avec le voyageur est l’un des atouts des agences de voyages. «Je perçois un regain d’intérêt de la part des clients à travailler avec nous, observe Frédéric Naef. Pour deux raisons: lorsqu’ils sont satisfaits de nos prestations et quand ils ont fait de mauvaises expériences avec internet». Au Tigre Vanillé, Hubert Vereecke évoque une légère progression des affaires grâce aux prestations sur mesure.

Le Japon en automne

Soulagement aussi du côté de Patrice Oppliger, patron de V.I.P. Voyages: «Internet, plus l’écologie, plus les prix à la baisse, plus les sollicitations des prestataires, tout cela nous fait vivre une année assez difficile. Je confirme la stabilisation car nous étions allés vraiment loin dans le «tout sur le net». Et puis, consommer et payer localement va redevenir tendance. Du moins, je l’espère.»

Les croisières ont toujours leurs aficionados, mais les personnes sensibles au développement durable commencent à se détourner des monstrueux bateaux polluant de manière indécente.

La plupart des Genevois ont désormais choisi où passer leurs vacances estivales. Pour l’automne, le Japon représente une destination appréciée. «Le dépaysement est garanti», dit Hubert Vereecke, en évoquant les codes sociaux, les comportements, la vie culturelle ou la gastronomie propre à l’Empire du Soleil levant. Le Japon s’est désormais solidement hissé dans le haut du classement. Chez Hotelplan, on s’attend cependant à une progression des réservations à court terme. Pour une raison simple: les variations météorologiques. Dans les pays où l’offre touristique abonde, le touriste trouvera toujours une chambre à bon prix. Mais ce que les voyageurs gagnent sur le coût de l’hébergement, ils le perdent souvent en billets d’avion, généralement plus chers lorsqu’ils sont réservés à la dernière minute.

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