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La perception des vaccins, reflet de nos choix de société, a beaucoup évolué

Lauréate du Prix de la Ville de Genève, Claire-Anne Siegrist donnera mardi soir la leçon d’ouverture de l’année universitaire.

La professeure Claire-Anne Siegrist consacre sa carrière à l’étude des vaccins.
La professeure Claire-Anne Siegrist consacre sa carrière à l’étude des vaccins.
Olivier Vogelsang

Pourquoi se vacciner? Evidente il y a quelques années, la réponse ne coule plus de source aujourd’hui. De nombreux parents hésitent à faire vacciner leurs enfants, certains refusent tout net de franchir le pas, quand d’autres le jugent normal et nécessaire. La professeure Claire-Anne Siegrist, qui consacre sa carrière à l’étude des vaccins, a vu la société se lézarder sur ces questions. Pédiatre et vaccinologue, elle conseille le gouvernement britannique et a présidé, en Suisse, la Commission fédérale pour les vaccinations. Entre autres distinctions, la Genevoise a reçu le Prix Culture et Société de la Ville de Genève pour avoir dirigé la mise au point, l’hiver dernier, d’un vaccin contre le virus Ebola. Invitée par l’Université de Genève à prononcer la leçon d’ouverture de l’année académique mardi 15, la chercheuse de renommée internationale saisit l’occasion pour revenir sur ces questions qui, dit-elle, ponctuent son parcours depuis vingt ans.

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