La pénurie de logements fait fuir les Genevois

Grand GenèveLa France voisine et, de manière désormais moins importante, Vaud, attire la population du canton.

Faute de suffisamment de logements dans le canton, la France voisine et, dans une moindre mesure, Vaud offrent des opportunités aux Genevois.

Faute de suffisamment de logements dans le canton, la France voisine et, dans une moindre mesure, Vaud offrent des opportunités aux Genevois. Image: Lucien Fortunati

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Alors que le canton bat des records en matière de création d’emplois, en enregistrant une hausse annuelle de 3%, le manque de logements ou leur cherté pousse les Genevois à quitter le canton, en particulier vers la France voisine. Genève peine à gérer sa croissance démographique. Malgré le lancement de gros projets, ou leur arrivée à maturation, l’exil des Genevois s’explique avant tout parce qu’ils n’arrivent plus à se loger de manière adéquate dans le canton, selon une étude présentée par Credit Suisse.

Le constat est connu: Genève ne parvient pas à créer suffisamment de logements abordables. Année après année, de plus en plus d’habitants se résolvent à plier bagages pour s’installer dans l’Ain, la Haute-Savoie ou en région nyonnaise. Selon un rapport de la banque zurichoise, cette hémorragie concerne avant tout les dirigeants et les cadres. Plus du tiers des personnes quittant le canton appartient à cette catégorie socio-professionnelle. Les chômeurs ou les travailleurs non-qualifiés ne partent qu’au compte-goutte. Depuis 2000, entre 1000 et 1500 Suisses ont quitté le canton pour s’installer en France voisine. Un pic avait été atteint en 2011 et 2012, avec 2500 départs dont 1000 étrangers. Ceux-ci sont désormais moins nombreux à quitter le canton.

L’émigration se poursuit aussi en terres vaudoises – entre 500 et 800 ces dernières années – mais elle est moins importante qu’entre 2007 et 2011, lorsque ce canton, et le district de Nyon en particulier, accueillait environ 1500 Genevois par an.

La cherté de l’immobilier lémanique dissuade la population, qui aspire notamment à accéder à la propriété. Les Genevois se rabattent alors vers la France voisine, où les prix sont moins chers. Selon l’enquête de Credit Suisse, la qualité de vie, l’accession à la propriété et le prix du logement représentent les trois principaux critères expliquant le choix de l’émigration. Voilà pour le côté pile. Côté face, l’éloignement du lieu de travail signifie souvent la confrontation aux embouteillages. Un tiers des Genevois pestent contre les bouchons, contre 20% des Zurichois ou des Bâlois.

(TDG)

Créé: 04.09.2018, 14h33

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