Peluches et bambins affluent en masse à l'hôpital des nounours

Quai du Mont-BlancL'événement organisé par les étudiants en médecine accueillera quelque 3000 enfants, soit dix fois plus qu'à ses débuts.

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Nom? «Roucky». Espèce? «Une tortue qui va dans l'eau.» Maladie? «Elle s'est fait mal à la carapace!» Depuis ce mardi matin, quelque 200 étudiants de médecine et de la Haute école de santé (HEDS) se relayeront pour soigner les peluches des petits Genevois à la rotonde du Mont-Blanc. Les tentes blanches de l'hôpital des nounours se préparent à accueillir quelques 3000 enfants et leur doux protégé jusqu'à samedi. C'est plus de dix fois plus qu'à la première édition en 2007. Roucky la tortue devra subir quelques radiographies avant de se faire plâtrer le dos. Quelques séances de physio seront notamment indiquées. La patiente y retrouvera John, un cobra en peluche, qui «s'est tordu le dos en rampant par terre». Pour finir, des bonbons-médicaments. A ingérer par leurs petits parents, pour un meilleur effet.

Les maîtresses en raffolent

Ouvert au public mercredi après-midi et samedi, les «nounoursologues» verront défiler quelque 45 classes de 1p à 3p, soit des enfants de 4 à 7 ans. Les maîtresse d'école raffolent du concept: «C'est la deuxième fois que je viens avec les élèves, ils adorent jouer au docteur, explique Véronique Nardo, enseignante de l'école des Eaux-Vives. Les organisateurs sont vraiment autonomes, ils prennent en charge les enfants tout le long». Une autre maîtresse approuve: «Dans ma classe, il y a beaucoup d'enfants placés en foyer qui n'ont pas de parents les accompagnant chez le médecin. Ce contact-là permet de poser des questions et de ne pas avoir peur.» Vincent Zabloz, étudiant en médecine de 3e année confie: «Nous avons même dû refuser des classes pour cette édition». Vu le succès grandissant de l'événement, l'hôpital des nounours s'accordera une deuxième édition 2013 en septembre à la salle des fêtes de Carouge. Les inscriptions ont déjà commencé.

Quoi de neuf, docteurs?

Les nouveautés de cette septième édition de l'Hôpital des nounours sont l'espace de physio, – où le squelette orné de nœuds de papillons se taille un franc succès et déclenche les «Wouah! C'est un vrai?» de quelques garçons surexcités –, un espace maternité où une ourse en peluche rejoue son accouchement au fil des visites, et un laboratoire testant les résultats sanguin des nounours. En chirurgie, les enfants peuvent essayer blouse de protection, bonnet et masque hygiénique et participer à l'opération du malade velu. Passer nounours à l'IRM et lui plâtrer – pour de vrai – la patte sont aussi des activités appréciées par les bambins. On notera que le moment en «salle d'attente» avant de commencer la visite médicale est finalement le moins réaliste. Les quelques minutes de coloriages correspondant assez peu avec le temps d'attente moyen aux Urgences des HUG.

Varicelle, patte cassée et autres cancers

Le but de l'événement n'a pas changé: «Familiariser les enfants au monde médical par le jeu» et leur transmettre au passage quelques bonnes habitudes pour éviter les maladies, comme se laver les mains, se brosser les dents et ne pas boire trop de Coca, explique Alexandrine Brunner, étudiante de médecine en troisième année. Pourtant, les vrais patients restent les enfants, «la peluche est un outil pour communiquer», explique Guillaume Gabriel, étudiant de médecine et responsable de l'édition 2013. «Certains peuvent avoir des expériences négatives du monde médical». La maladie des peluches en est un bon indicateur. Outre les pattes cassées, les maux de ventre ou la varicelle, les maladies graves ou très spécifiques reflètent en général une maladie réelle qui affecte un membre de la famille. «On a eu un enfant l'année dernière dont le nounours et le père avait un cancer des poumons. Comprendre les gestes du simili-chirurgien – qui enlève un peu de ouate maligne à un nounours atteint d'une tumeur – est bénéfique pour un enfant», selon Guillaume Gabriel.

Vendredi, une dizaine d'enfants handicapés du Centre de Rééducation et d'Enseignement de la Roseraie (CRER) viendront pour la première fois faire soigner leur nounours. (TDG)

Créé: 14.05.2013, 16h51

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